La gauche mise sur la quantité pour remporter les élections neuchâteloises du 8 avril: sur les 313 candidats en lice (dont 97 femmes) pour les 115 fauteuils du parlement, 184 sont de gauche, contre 126 de droite et 3 de l'UDF. Libéraux et radicaux, qui détiennent la majorité avec 62 sièges (38 +24), présentent chacun 63 candidats. Avec 93 prétendants, les socialistes espèrent faire mieux que les 41 sièges actuels. PopEcoSol, qui ne compte que 12 députés, entend ratisser large avec 91 candidats.

Un important renouvellement est programmé: 37 des 115 députés sortants ne sont plus en lice. Des figures de proue quittent l'hémicycle: Jean-Pierre Authier, Violaine Barrelet, Sylvie Perrinjaquet, Jacques de Montmollin et Georges Jeanbourquin chez les libéraux; Didier Burkhalter, Walter Willener et Pierre Hainard chez les radicaux; Bernard Soguel, Jean-Jacques Delémont, Blaise Duport et Heidi Deneys au PS; Laurence Boegli au POP et Eric Augsburger à SolidaritéS, victime de la décision de son parti d'empêcher le cumul des mandats.

Pour le Conseil d'Etat, pas de candidature sauvage de dernière heure: dix prétendants visent les cinq fauteuils. La droite fait équipe à trois pour conserver son hégémonie: les sortants radical Thierry Béguin et libéral Pierre Hirschy encadrant la libérale Sylvie Perrinjaquet. La gauche part en rangs dispersés, avec trois socialistes (Monika Dusong, Bernard Soguel et Jacques-André Maire) et quatre représentants de PopEcoSol (la popiste Claudine Staehli-Wolf, l'écologiste François Bonnet et les syndicalistes Marianne Ebel et André Babey). Elle espère que la multiplication des candidatures engendrera un second tour le 29 avril.