Vaud

Le Grand Conseil prend acte de la démission de l’UDC Yves Ravenel

Au lendemain de l’annonce de départ du président du Grand Conseil, condamné pour menace envers son ex-femme, son parti lui a apporté son soutien. Les réactions des autres partis oscillent entre le soulagement et la volonté de prévenir de telles crises

Yves Ravenel était finalement absent ce mardi matin à l’ouverture de la séance du Grand Conseil vaudois à Lausanne. La veille au soir, l’élu UDC, dans la tourmente depuis les révélations de sa condamnation pénale pour menace qualifiée à l’encontre de son ex-épouse, avait annoncé sa démission de la présidence du parlement cantonal et de son mandat de député. «Au regard de la déferlante médiatique sur ma vie privée, il apparaît que la confiance et la sérénité requises pour représenter les Vaudoises et les Vaudois ne sont plus rassemblées», a-t-il écrit dans un communiqué de presse.

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L’homme de 54 ans, qui s’est mis au vert pour quelques jours, a donc laissé la direction de son parti répondre aux questions des médias. «L’UDC se tient au côté d’Yves Ravenel et salue son souci de préserver les institutions», a souligné le président du parti vaudois, Kevin Grangier. Ce dernier a confirmé avoir ignoré l’existence de la condamnation d’Yves Ravenel, y compris lorsque celui-ci était candidat au Conseil national en automne dernier. «Nous avions demandé à chaque candidat de produire un extrait de son casier judiciaire, précise Kevin Grangier. Mais c’était au mois de mai…»

Candidat aux fédérales

Pour rappel, le 21 août 2019, Yves Ravenel était condamné par ordonnance pénale pour menace qualifiée envers son ex-épouse, dans le cadre d’une procédure de divorce douloureuse. Une décision de justice qui n’a été révélée que le lundi 6 janvier dernier par le quotidien 20 minutes. Un article qui a fait l’effet d’une bombe. Les partis de gauche ont alors demandé la démission de l’UDC, estimant qu’une telle condamnation était incompatible avec sa fonction honorifique de premier citoyen du canton.

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Aujourd’hui, la gauche prend acte avec soulagement du départ d’Yves Ravenel. La présidente du Parti socialiste vaudois, Jessica Jaccoud, salue «une décision sûrement difficile pour le principal intéressé qui préserve la dignité de la fonction». Le PLR souhaite, lui, «tirer les enseignements de cette crise, afin qu’un tel épisode ne se reproduise plus», selon son président, Marc-Olivier Buffat, qui plaide pour la mise sur pied de garde-fous, comme l’introduction de filtres ou d’une commission éthique. De son côté, la gauche, à l’image du chef de groupe des Verts Vassilis Venizelos, en appelle surtout «à la responsabilité des différents partis» dans les processus de désignation de leurs candidats.

Présidente ad interim

A noter que c’est la première vice-présidente, la socialiste Sonya Butera, qui assurera l’intérim de la présidence du Grand Conseil jusqu’au terme de l’année parlementaire, soit jusqu’au 30 juin 2020.

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