Un énième acte de la loi sur la police (LPol), sorte de pièce dramatique sans fin, s’est joué ce jeudi soir devant le Grand Conseil genevois. Huit ans après l’adoption de la mouture originale et sa validation ultérieure par le peuple, dans une ambiance toujours aussi électrique, une très large majorité des députés a décidé de modifier l’organisation, la gouvernance et la formation des forces de l’ordre. Au grand dam du ministre de la Sécurité, Mauro Poggia, et du PLR, seul parti à dénoncer «le travail bâclé» de la commission chargée d’étudier ce projet de rétropédalage et à demander (en vain) de remettre l’ouvrage sur le métier.