La saga du Restaurant du Parc des Eaux-Vives est décidément un mauvais thriller. Et la décision prise mercredi par l'exécutif de la Ville ne va à coup sûr pas contribuer à le rendre meilleur. Dans la perspective des élections au Conseil administratif de mai prochain, elle soulève de multiples questions qui pousseront immanquablement à se demander à quelle manœuvre politique et électoraliste se sont adonnés Pierre Muller et Christian Ferrazino, de bords pourtant très différents. Quelle qu'en soit la raison, la situation dégage un parfum de scandale. En avançant des arguments fallacieux pour se débarrasser précipitamment du futur locataire du restaurant, le Conseil administratif fait un grand écart qui ne sera certainement pas sans conséquences. Car s'il est une critique que l'on ne peut pas adresser au Mandarin Oriental, c'est celle d'avoir agi avec «désinvolture». Preuve en est le professionnalisme qu'il a démontré jusqu'ici dans son projet déjà ultra-

détaillé après deux petits mois de travail.