Sion est en plein essor. Un climat enviable, des impôts qui ont baissé, l’arrivée de nouvelles entreprises et l’investissement de 20 millions pour aménager le centre-ville ont lancé la capitale valaisanne dans «un bon trend», soutient Marcel Maurer, président de la commune depuis trois ans et demi. Alors que les élections approchent, le libéral-radical à tendance verte achève plusieurs projets (voir encadré) qui dessinent un visage précis pour la capitale du futur. «La colonne vertébrale du développement de Sion est posée», affirme-t-il.

Développement de la zone industrielle

«La rue de l’Industrie au sud de la gare sera la ville du XXIe siècle.» A l’étroit entre ses châteaux, le coteau et le chemin de fer, Sion n’avait pas d’autres possibilités pour agrandir son centre-ville que d’investir la zone industrielle longeant la voie ferrée. «Aujour­d’hui, les Sédunois ne vont pas dans cette partie de la ville, faute d’un axe logique et agréable pour le faire. Demain, une passerelle au-dessus de la ligne de chemin de fer pourrait permettre d’aller de l’actuel centre-ville au bord du Rhône en dix minutes», explique Marcel Maurer.

Si la commune et le canton se mettent d’accord à la fin de l’été, c’est un campus comprenant des chaires de l’EPFL dans les domaines des énergies renouvelables, l’école d’ingénieurs et de nouvelles entreprises qui pourrait s’installer entre le sud de la gare et le quartier de l’hôpital. «Il pourrait s’agir d’une zone mixte avec des commerces au rez-de-chaussée, des bureaux et des appartements dans les étages», poursuit le président de la commune. Cette zone conduirait jusqu’aux bords du fleuve aménagés en promenade dans le cadre de la troisième correction du Rhône.

Sous les F/A-18

Reste pourtant un problème de taille: ce futur centre-ville est situé juste sous la zone d’approche de l’aéroport, utilisée par les F/A-18. «Nous souhaitons avoir une discussion avec les Forces aériennes parce que l’exploitation de l’aéroport par l’armée doit être coordonnée avec le développement futur de la ville», dit-il. Une demande qui n’a pas été exaucée jusqu’à aujourd’hui.

Construction de plusieurs parkings

La nouvelle ville exige aussi de repenser la mobilité entre ses différents quartiers. «Depuis que nous avons fait du centre-ville une zone de rencontre où la circulation est limitée, les gens se parquent à l’extérieur et se déplacent à pied ou en vélo», dit Marcel Maurer. Plusieurs parkings seront donc construits en périphérie du centre et la zone de rencontre va être agrandie, entre autres jusqu’à la gare.

«Ces aménagements devraient voir le jour que je sois réélu ou pas puisqu’ils ont été approuvés à l’unanimité», affirme le libéral-radical, en réponse à ceux qui n’y voient que de belles intentions. En 2013, la commune investira prioritairement dans son projet de campus universitaire et dans diverses rénovations d’infra­structures. Elle poursuivra des études pour concrétiser son plan directeur dans un plan de zone, pour mettre en pratique le projet d’agglomération et celui de l’aménagement des berges du Rhône, pour créer des logements sociaux, etc.