Dans les Alpes suisses, une vingtaine de grands projets immobiliers touristiques engageant de très importants fonds étrangers sont en cours. La pluie de millions annoncée est-elle compromise par la crise financière et la récession qui pourrait s'ensuivre? Si experts et observateurs divergent sur le diagnostic à donner - ralentissement? coup de froid? gel? -, les investisseurs, eux, ne se découragent pas.

Mirax, le grand investisseur russe, qui projette un énorme complexe hôtelier de plus de 1000 lits à Aminona, traverse une période difficile dans le secteur immobilier en Russie. Mais «le projet à Aminona n'est en aucun cas menacé», communique Vladimir Marakutsa, directeur d'Aminona Luxury Resort & Village, relais de Mirax en Suisse.

Pas d'inquiétudes non plus à Andermatt. Le promoteur égyptien maintient la date de 2011 pour la livraison des appartements. A Champéry, dans le val d'Illiez, les problèmes de trésorerie rencontrés par le groupe immobilier français Maisons de Biarritz, qui envisage un complexe de 900lits, ont franchi une étape positive: un sursis concordataire qui ouvre une prochaine recapitalisation. Du coup, le projet est encore d'actualité. «Et, dans ce contexte, la Suisse a toujours une bonne image de marque et pourrait donc tirer son épingle du jeu auprès des investisseurs», dit son représentant. Aux Mayens de Bruson, le projet d'Intrawest est toujours sur les tabelles du groupe canadien.