Publicité

Les greens de trois golfs romands vandalisés par des activistes climatiques

Quelques jours après des actions à Lausanne et à Payerne, c’est au tour du Golf Club de Genève de voir ses greens labourés et tagués

Le Golf Club de Genève, août 2019. — © Mats Silvan / Imago Images
Le Golf Club de Genève, août 2019. — © Mats Silvan / Imago Images

Après les golfs de Lausanne et de Payerne (VD) il y a quelques jours, c’est au tour du Golf Club de Genève, à Vandœuvres, de faire l’objet d’actes de vandalisme: ses greens ont été labourés et recouverts de tags dans la nuit de dimanche à lundi. Cette action a été revendiquée dans un communiqué, par un groupuscule prénommé les Grondements des Terres.

Ces activistes ont indiqué cibler le golf, car c’est l’un des sports les plus polluants qui existent. Les greens occupent 35 km2 du territoire suisse, soit presque autant que le lac de Bienne. Une surface qui représente un peu plus que les espaces dévoués aux parcs publics en Suisse, affirment-ils.

Lire aussi: Un sport plus écologique est possible

Des dégâts réversibles

Il s’agit aussi d’un sport onéreux qui ne profite qu’à très peu de monde, ajoutent les Grondements des Terres. A l’échelle mondiale, «9,5 milliards de litres d’eau seraient utilisés chaque jour pour arroser les pelouses des golfs». Un volume qui représente presque l’équivalent de ce que boit l’humanité en une journée.

Pascal Mathieu, le directeur du Golf Club de Genève, a déclaré à la chaîne de télévision Léman Bleu, qui a révélé lundi les déprédations commises sur les greens genevois, que les dégâts qui avaient été perpétrés n’étaient pas irréversibles et que les jardiniers étaient à pied d’œuvre pour les remettre en état.