Grève féministe du 14 juin: 300 000 personnes sont descendues dans la rue
Les défilés à travers tout le pays ont réuni plus de 300 000 manifestantes, déclare l'Union syndicale suisse. Elisabeth Baume-Schneider a rejoint la foule sur la Place fédérale. Notre suivi en direct
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L’essentiel
Cette journée de grève féministe a été rythmée par plusieurs évènements:
Le Conseil des Etats a débattu de l’égalité entre hommes et femmes lors d’une session spéciale.
Trois moments symboliques ont marqué la journée: 10h46, 13h33 et 15h24, pour protester contre l' écart des rentes entre hommes et femmes et les inégalités salariales.
Dès 17h00 , les manifestantes ont défilé dans tout le pays. Les cortèges ont réuni 300 000 personnes, selon l'Union syndicale suisse.
A 17h45 le Conseil national a également tenu une session extraordinaire sur l’égalité. Trois interventions sur huit ont été acceptées.
Fin de notre suivi
Notre couverture en continu de cette journée de mobilisation féministe est terminée. Merci de nous avoir suivis!
A Zurich, des dizaines de milliers de personnes dans la rue
En 2019, Zurich avait été inondé d’une vague violette sans précédent. Pas moins de 160 000 personnes avaient défilé dans les rues de la plus grande ville de Suisse. Dépasser, ou même atteindre à nouveau ce chiffre, semblait donc un défi quatre ans plus tard. A l’heure de publier ces lignes, elles étaient des dizaines de milliers à avoir à nouveau répondu à l’appel cette année, souvent accompagnées d’enfants. Le défilé a néanmoins eu trois quarts d’heure de retard et changé de parcours en raison d’un incendie dans la vieille ville. Des salaires à la liberté de s’habiller en passant par la fin du patriarcat, les revendications étaient vastes.
A Genève, la manif laisse la place à la fête
Le rap s’empare de la scène de Plainpalais, tandis qu’une bonne partie des manifestantes vont se restaurer dans le street food festival adjacent. Après les revendications, l’heure est aux célébrations!
Plus de 300 000 personnes ont participé à la grève, selon l’USS
L’Union syndicale suisse (USS) estime à plus de 300 000 le nombre de personnes qui ont participé mercredi à la journée de grève féministe. L’égalité n’est de loin pas encore une réalité, écrit le syndicat en soirée: le fait que les salaires et les retraites soient encore si bas est un scandale.
Sous le slogan «Salaire, temps, respect – l’égalité maintenant!», les fédérations membres de l’USS ont organisé des actions dans des entreprises à travers toute la Suisse, après des mois de préparation. Pour l’USS, il est clair que cette journée doit être rapidement suivie d’actions concrètes, en particulier en ce qui concerne les salaires. Lors des négociations salariales de l’automne prochain, les employeurs sont donc mis au défi: les salaires réels doivent augmenter, surtout pour les femmes, notamment dans les professions «typiquement» féminines qui se distinguent par un faible niveau général de la rémunération.
Au Conseil national, trois interventions sur l'égalité passent la rampe
Le Conseil national a aussi tenu un débat spécial à l'occasion de la grève des femmes. Sur les huit interventions examinées, trois ont été acceptées, toutes déposées par la droite. Le postulat de Marcel Dobler, qui demande une analyse du Conseil fédéral sur l'impact de la maternité, de l'interruption de travail, de l'état civil ou de l'expérience professionnelle sur le salaire des femmes, a passé la rampe.
Les députés ont aussi adopté la motion de Melanie Mettler qui demande des mesures pour mettre fin à la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. En 2019, le Tribunal fédéral a conclu qu'il n'était pas contraire à la loi de ne pas engager quelqu'un en raison de son orientation sexuelle. En clair, il est permis de ne pas engager une lesbienne. La Bernoise veut corriger ce biais.
Enfin, le conseil a donné suite à un postulat de Marianne Binder (Centre/AG) qui charge le Conseil fédéral d'examiner la valeur du travail familial. En Suisse, les activités domestiques représentent quelque 6,5 milliards d'heures de travail, soit près de 75% du volume total de travail non rémunéré. Pour elle, la sous-estimation du travail familial est anormale du point de vue fiscal aussi.
Trois femmes et autant de manières de vivre la grève féministe du 14 juin
Le Temps a choisi de suivre durant toute cette journée de mobilisation trois femmes aux profils différents.
Suivez les pas de
Nicole Tille, conseillère communale socialiste de Châtel-Saint-Denis (FR), qui a participé la manifestation à Berne
Michela Boloventa, syndicaliste vaudoise, à Lausanne
Kelly Joyce Gendron, 22 ans, qui a participé à l’organisation de la manifestation à Genève.
A Lausanne, la majorité du cortège est arrivée sur la Riponne pour la fin de la mobilisation
Putz, retraite pourrie et fils éduqués: des banderoles qui en disent long
Elisabeth Baume-Schneider: «Ce n’est pas du tout un combat d’arrière-garde»
Au milieu des cris et des slogans, la conseillère fédérale socialiste Elisabeth Baume-Schneider a déclaré au Temps avoir rejoint la manifestation pour soutenir l’égalité et la solidarité «en Suisse et pour les femmes du monde entier». «Ce n’est pas du tout un combat d’arrière-garde ou dogmatique. Il y a des jeunes femmes, des jeunes hommes, des personnes plus âgées. L’esprit est à la fête mais aussi aux revendications.»
Des milliers de femmes défilent dans les rues de Sion
Les Valaisannes aussi sont mobilisées en ce 14 juin. Elles sont des milliers à défiler, en ce moment, dans les rues de Sion. La mobilisation a grandi au fur et à mesure de la journée, qui a commencé par une présence ce matin devant le bâtiment du Grand Conseil cantonal, où se tient, cette semaine, la session de juin du parlement.
Les femmes ont par ailleurs renommé les rues pour cette journée spéciale.
Elisabeth Baume-Schneider sort sur la Place fédérale
A Berne, la conseillère fédérale Élisabeth Baume-Schneider est sortie à la rencontre de la foule. C'est la seule membre du collège à s'être aventurée au contact du public.
A Berne, Simonetta Sommaruga a rejoint la foule
«Je fais la grève, dit l’ancienne conseillère fédérale. En tant que conseillère fédérale comme en tant que citoyenne, je trouve que les inégalités salariales sont injustes.» Il s'agit de l'une des premières apparitions publiques de l'ancienne ministre depuis sa retraite.
A Berne, Simonetta Sommaruga est dans la foule. "Je fais la grève, dit l'ancienne conseillère fédérale. En tant que conseillère fédérale comme en tant que citoyenne, je trouve que les inégalités salariales sont injustes" pic.twitter.com/YNtu3u7o0K
— Boris Busslinger (@BorisBusslinger) June 14, 2023
Sortira? Sortira pas? Devant le Palais fédéral, les manifestantes attendent Elisabeth Baume-Schneider
Le cortège est arrivé sur la Place fédérale. La foule attend de voir si Elisabeth Baume-Schneider va sortir.
A Genève, 20 000 participantes selon les organisatrices, 8500 selon la police
Au bout du lac, les organisatrices ont communiqué un décompte de 20 000 personnes au grand défilé de la fin de journée. La police livre de son côté un bilan plus modeste: 8500 personnes.
«Toutes ces petites agressions qu’on subit…»
Inès Forster Malka et Drompt Laura, membres du collectif genevois, dans la marche de Genève: «On est femmes et féministes, on intègre aussi nos amis non binaires, trans et hommes. On est antifascistes, notre perspective c’est un féminisme intersectionnel qui inclut les discriminations de race, de religion, de genre, les lgbtphobies. Evidemment, les attaques fascistes visent les mouvements féministes, par exemple l’avortement. Toutes ces luttes sont attaquées par les mouvements fascistes et d’extrême droite. Tous les régimes fascistes ont violenté les corps des femmes ou qui ne rentraient pas dans les normes binaires, les personnes pas là pour procréer. C’est ça le lien. Il y a eu deux féminicides dans le canton de Vaud, une attaque au couteau à Genève en quelques semaines. C’est hyper grave. Toutes ces petites agressions qu’on subit c’est la chaîne… Ca commence par des insultes, ça continue par des violences, des viols, et ça finit par des femmes poignardées. Quand on nous demande “pourquoi vous manifestez” c’est pour ça.»
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On défile à Zurich, enfin sauf quand un toit en vieille ville prend feu
Le défilé s’est évidemment aussi mis en route à Zurich. Un petit incident à signaler: le départ d’un feu sur un toit de la vieille ville. Le cortège a dû être bloqué.
Le parlement de la ville de Zurich s’arrête et va manifester
Les députés du Conseil municipal de la ville de Zurich ont voté pour interrompre leur session et aller manifester. Ce qui n’a pas été du goût de tout le monde, en témoigne le tweet du PLR Përparim Avdili ci-dessous.
Ein neuer demokratischer Tiefpunkt in Zürich erreicht: Mehrheit aus #SP, #Grüne und #AL mit einigen Enthaltungen aus #GLP brechen die Parlamentssitzung wegen des #Frauenstreiks ab und machen die politische Minderheit mundtot! pic.twitter.com/FIw4k1K7Tr
— Përparim Avdili (@PerparimAvdili) June 14, 2023
Les syndicats annoncent 40 000 personnes à la manifestation de Lausanne
La manifestation lausannoise qui a lieu en ce moment réunit 40 000 personnes, indique une source syndicale. C’est autant que lors du cortège de 2019. Les journalistes du Temps qui se trouvent dans la foule soulignent que le cortège est effectivement «très, très dense».
A Berne, le cortège est en marche et se dirige vers la Place fédérale
En vidéo: chaude ambiance à Lausanne
«Je manifeste par humanité»
Notre reporter Agathe Seppey a interviewé Nathalie Ripolles, 54 ans, dans la marche de Genève. «Je manifeste par humanité, je ne suis pas plus pour les femmes, je veux une égalité, pas plus forte que les hommes. On sent les inégalités dans les attitudes, le manque de reconnaissance, il reste pas mal de pas à faire pour que les femmes soient reconnues dans leur rôle pro et de mère… Il faudrait l’égalité de salaire reconnue et écrite, qu’on ait tous le droit à la même chose. J’aimerais qu’on dise qu’un homme et qu’une femme ont les mêmes compétences: qu’un homme est un bon papa et qu’une femme, une bonne mécano. On peut tout faire maintenant, mais ce n’est pas encore le cas, même si on avance!»
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Le défilé démarre à Lausanne
Des milliers de personnes ont fait le déplacement pour rejoindre l'impressionnant cortège lausannois.
Le cortège genevois se met en marche
A Genève, le cortège se met en branle, fort de plusieurs milliers de manifestantes. «Mais de loin pas autant qu’il y a 4 ans», déplorent plusieurs militantes. La foule sera toutefois appelée à gonfler au fil du tracé en boucle, qui part de Plainpalais, passe par les quais du Rhône puis revient à Plainpalais.
Suivez notre le live Instagram au coeur du défilé de Genève
Notre reporter Agathe Seppey est au cœur de la marche des femmes de Genève et en direct sur notre compte Instagram. Suivez-la au fil de ses rencontres avec des personnes qui marchent pour l’égalité et des membres de l’organisation.
Notre live Instagram, c'est par ici
Les conseillères d'Etat genevoises rejoignent les grévistes à Plainpalais
La nouvelle majorité féminine du Conseil d’Etat genevois s’est rendue sur la plaine de Plainpalais. Transcendant les clivages politiques, Delphine Bachmann (Le Centre), Carole-Anne Kast (PS), Anne Hiltpold et Nathalie Fontanet (PLR) sont venues montrer leur soutien à la cause. «Un rendez-vous incontournable», confie Carole-Anne Kast, qui estime que la cause a «avancé sur plusieurs aspects» depuis 2019.
A Lausanne et Genève, des pancartes qui claquent
Marianne Maret, conseillère aux Etats: «Le changement de nom, de «grève des femmes» en «grève féministe», me gêne»
«En 2019, j’étais descendue dans la rue, à Sion. Le changement de nom, de «grève des femmes» en «grève féministe», me gêne. Cet événement est trop militant, trop limitant aussi», estime Marianne Maret, conseillère aux Etats (Le Centre/VS).
Cette année, une grande partie des femmes de droite bouderont la grève féministe, estimant certaines des revendications «trop extrémistes».
«Mais je vais participer cet après-midi à la rencontre d’Alliance F, la faîtière des organisations féministes, qui tirera le bilan de la législature en matière d’égalité, ajoute l’élue. Celui-ci est positif: en matière de droit de la sexualité, nous avons redéfini le viol en tenant compte de l’état de sidération de la victime. Nous avons aussi imposé une grande campagne de prévention contre les violences domestiques, campagne à laquelle le Conseil fédéral s’opposait. Mais il est vrai qu’il reste une discrimination salariale des femmes inexpliquée de 8% et que c’est inadmissible.»
Un succès d'estime pour la Landsgemeinde sur la Place fédérale
Un immense poing violet flotte au-dessus de la Place fédérale, frappé du sceau du syndicat UNIA. Fermement arrimé au sol, l’aéronef féministe tangue mollement dans l’air chaud de la capitale, en attendant le grand rassemblement. En début d’après-midi, celui-ci se faisait encore désirer. Dès les premières heures du jour, la cité s’était pourtant parée de drapeaux de la grève du 14 juin, les T-shirts cramoisis étaient de sortie et le soleil répondait présent. Toutefois de foule, il n’était pas encore question. «Il y a encore beaucoup d’espace sur la Place fédérale, s’alarme une animatrice au micro en matinée. Appelez vos amis, votre famille!» Son appel sera – en partie – entendu.
Lire notre article complet par Boris Busslinger, qui était sur place
Michelle Ziegler, militante genevoise: «La loi existe et rien n’est fait»
A Plainpalais, Michelle Ziegler a sorti son tricot en attentant l’heure du cortège. Militante depuis des années pour les causes sociales, elle s’insurge particulièrement contre les inégalités salariales: «C’est absolument dégueulasse! La loi existe et rien n’est fait.»
Pour cette Genevoise membre du PS, il est primordial que les femmes soient élues en masse aux prochaines élections fédérales. «Je ne sais pas si je suis favorable ou pas aux quotas, c’est compliqué… Je pense qu’il faut essayer tout ce qu’on peut. Le problème, c’est qu’il est difficile pour une femme de se lancer en politique, car elle n’a des fois pas le choix: il n’y a pas de place de crèche pour chaque enfant, c’est scandaleux!» Enfin, Michelle Ziegler appelle au vote des jeunes: «Ils ne vont pas aux urnes, merde! Après il n’y a que des vieux comme moi qui votent, et ils sont à droite…»
Maeva, éducatrice en crèche à Genève, manifeste pour la revalorisation de son métier
En vidéo: brèves de trottoir avec des hommes lausannois
«Vous vous faites engrosser, passez deux tours»
Pendant ce temps, sur la plaine de Plainpalais, le groupe des hommes solidaires se rend utile en coulisses. Ici, l’un d’eux anime un «Jeu de l’oie blanche», dont le concept est de faire vivre les étapes de la vie d’une femme à des enfants. Exemple en case 19: «Vous vous faites engrosser, c'est de votre faute: victime de la propagande écolo, vous ne preniez plus la pilule. Finalement, vous décidez de garder l'enfant et vous vous renseignez sur vos droits auprès du Directeur des ressources humaines de votre entreprise. Vous perdez votre travail et passez deux tours.»
Coup de pied et cheveux tirés: la tension monte à Zurich
Dans l'ensemble, les événements organisés en amont de la manifestation se déroulent dans une ambiance festive et bon enfant. Mais à Paradeplatz, où des militantes ont bloqué la circulation des trams, la tension est montée. Une militante aurait donné un coup de pied au genou d'un policier, qui l'aurait ensuite tirée par les cheveux. La vidéo montrant la scène, publiée sur le fil twitter de Sozialismus.ch a disparu. Le policier a dû se rendre à l'hôpital, tandis que la police assure qu'il a seulement voulu prendre la femme par les épaules pour l'appréhender.
En vidéo: à la Chaux-de-Fonds, les employées de l'horlogerie se mobilisent
A 15h24, les tambours ont retenti à Lausanne
Devant le CHUV à Lausanne, les tambours de la Grève féministe ont marqué 15h24, heure symbolique à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.
Sortez les craies!
Au Schütze Areal, grande place de jeux de l’ouest zurichois, enfants (et adultes) dessinent la grève des femmes avant d’aller prendre leur goûter.
A 15h24, cris et poings levés sur la plaine de Plainpalais, à Genève
«Sous les paillettes, la rage!» A 15h24, les cris des 300 manifestantes ont rententi sur la plaine de Plainpalais, comme dans le reste de la Suisse. Poing en l’air, elle dénoncent l’inégalité salariale: 15h24, c’est l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement, en comparaison avec leurs collègues masculins.
A Zurich, les pancartes se préparent au vert
Rose, violet, rouge ou noir. Les pots de peinture se vident sur de gros morceaux de carton. Au menu: «Smash the system», «Nieder mit dem Patriarchat» ou «On ne nait pas féministe… »
La Landsgemeinde de la Place fédérale en vidéo... et en musique
Ruth Dreifuss: «Certains partis veulent revenir sur les progrès réalisés»
Les succès des cinquante dernières années en matière de politique de l’égalité sont visibles, mais ne suffisent pas, a déclaré l’ancienne conseillère fédérale socialiste Ruth Dreifuss mercredi à la radio alémanique SRF. Actuellement, «certains partis veulent revenir sur les progrès réalisés», a-t-elle poursuivi, faisant référence à l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes. «Les grèves des femmes restent nécessaires. Cela force un peu le développement.»
Ruth Dreifuss, qui a participé au rassemblement genevois du collectif Pâquis Folles de Rage en début d’après-midi, interprète le fait que la grève des femmes s’appelle désormais «grève féministe» comme une invitation à toutes les femmes. «Le féminisme a pour beaucoup une connotation de gauche, mais n’est en aucun cas un gros mot. La grève ne contient pas de revendications de gauche: il s’agit des droits des femmes.»
A Genève, les employées de l’économie domestique réclament un salaire «juste et déclaré»
En vidéo: retour sur l'ambiance à Berne avant la Landsgemeinde
Isabelle Moret: «Le mouvement féministe s’est trop dispersé»
Le 14 juin 2019, Isabelle Moret, alors vice-présidente du Conseil national, s’était rendue sur la Place fédérale à Berne en solidarité avec la Grève des femmes. Aujourd’hui conseillère d’Etat vaudoise, en charge du bureau de l’égalité, elle ne participera pas au grand cortège à Lausanne. «Je me rendrai au lieu départ de la manifestation pour accompagner les collaboratrices du bureau, mais je ne défilerai pas», explique l’élue PLR, pour qui le mouvement féministe s’est trop dispersé avec des revendications intégrant plein d’autres thèmes. «En 2019, il y avait une volonté d’inclure toutes les femmes et un appel fort à faire élire des politiciennes pour les représenter, souligne encore Isabelle Moret. Mais le glissement à gauche de la grève exclut les femmes de droite et cela ne fait qu’affaiblir la cause.»
En vidéo: retour sur l’abordage des Pirates d’Ouchy
A Ouchy, le collectif sous-gare a ciblé la confrérie des Pirates.
Les revendications des manifestantes sont portées à l’unanimité par une Landsgemeinde
Les manifestantes ont voté à l’unanimité pour davantage d’argent dans l’aide sociale, la naturalisation automatique après cinq ans en Suisse et un salaire égal pour un travail égal.
Et l'assemblée vote. Sur davantage d'argent pour l'aide sociale, la nationalisation automatique après cinq ans en Suisse, un salaire égal pour un travail égal. Tout est accepté à l'unanimité pic.twitter.com/zCEaSkIQmO
— Boris Busslinger (@BorisBusslinger) June 14, 2023
En Valais, l’appel à la grève est officiellement lancé
Le collectif valaisan de la grève féministe a lancé l’appel à la grève à 13h33. Ce matin, les féministes et syndicalistes avaient accueilli avec leurs pancartes les parlementaires lors de leur arrivée au Grand conseil.
Les manifestantes entonnent une promesse avant la Landsgemeinde
Les manifestantes ont entonné une promesse avant de Landsgemeinde, comme c’est le cas en Appenzell, pour rappeler l’enjeu de cette journée de mobilisation.
La promesse, avant la Landsgemeinde pic.twitter.com/ZjTHK00ySy
— Boris Busslinger (@BorisBusslinger) June 14, 2023
Des parlementaires rejoignent les manifestants sur la Place fédérale
Une vingtaine de parlementaires sont sorties du Palais fédéral pour aller rejoindre les manifestantes et manifestants présents sur place. Avant tout des femmes de gauche.
Sortie du palais fédéral d'une vingtaine de parlementaires, qui vont rejoindre la manifestation pic.twitter.com/ed4IZbJenD
— Boris Busslinger (@BorisBusslinger) June 14, 2023
Parmi les parlementaires qui sont allées rejoindre la Place fédérale: les élues Vertes Leonore Porchet, Sophie Michaud Girou, Sibel Arslan, Isabelle Pasquier-Eichenberger, et les socialistes Samira Marti et Priska Seiler Graf.
A l’abordage des Pirates d’Ouchy, un bastion masculin
Un collectif féministe s’est symboliquement emparé mercredi d’un bastion masculin, le bateau des Pirates d’Ouchy. Après avoir entonné quelques chants de pirates, des Lausannoises déguisées en pirates ont hissé le drapeau violet de la grève féministe.
L’action se voulait bon enfant, et les femmes «pirates» du jour ne sont pas montées à bord de la barque historique de la Confrérie, classée monument historique. Elles n’ont pas non plus enlevé le drapeau officiel des Pirates, hissé sur le quai lorsque le bateau est au port, mais ajouté le leur sur le mât prévu à cet effet.
Après un bref moment de tension avec les pirates présents, la situation s’est apaisée, a relaté à Keystone-ATS Nadia Lamamra, du collectif du sous-gare en grève. Elle rappelle que l’action visait à sensibiliser aux bastions masculins, qu’il s’agisse d’associations, de secteurs d’activité ou de voie professionnelle dans lesquelles les femmes restent minoritaires, voire exclues.
Elisabeth Schneider-Schneiter, conseillère nationale (Le Centre/BL): «Je n’ai jamais participé à une grève. Celle-ci est trop marquée à gauche.»
Quatre ans après la vague violette qui avait submergé la Suisse, les femmes descendent à nouveau dans la rue à l’appel des syndicats. Mais une grande partie des femmes de droite bouderont l’événement, estimant certaines des revendications «trop extrémistes».
«Je n’ai jamais participé à une grève. Celle-ci est trop marquée à gauche, explique la conseillère nationale Elisabeth Schneider-Schneiter. Mais je me bats pour les femmes non seulement au Conseil national, mais aussi en tant que présidente de la Chambre de commerce des deux Bâles et membre du comité de l’association faîtière Economiesuisse. L’égalité entre hommes et femmes n’est pas tout à fait réalisée, mais nous sommes sur le bon chemin.»
La place Georgette-Pythonne centre des événements à Fribourg
La Grève féministe à Fribourg connaît son épicentre mercredi sur l’emblématique place Georges-Python, rebaptisée place Georgette-Pythonne le temps d’une journée. Le collectif à l’œuvre pour l’organisation a concocté un programme avec un cortège comme point d’orgue.
En 2019, la Grève des femmes avait attiré plus de 12 000 personnes dans les rues de Fribourg, un record, ont rappelé les organisatrices il y a un mois. Mercredi, la mobilisation a commencé le matin sur les lieux de travail. Ensuite, les participantes sont invitées à se rassembler à partir de 13h00 sur la place Georgette-Python.
A Berne, la grève féministe provoque de premiers échanges tendus entre élues bourgeoises et de gauche
Sous la Coupole fédérale, la journée de grève féministe a commencé par une session spéciale au Conseil des Etats, demandée par les socialistes et les Vert·e·s. Trois motions et un postulat qui ont été regroupés en cette matinée du 14 juin en guise d’apéritif aux interventions au Conseil national, prévues en fin d’après-midi. Les textes ont tous été refusés au vote final, la Chambre des cantons suivant ainsi l’avis du Conseil fédéral.
A droite, le conseiller national UDC Erich Hess a vivement critiqué dans un tweet la manifestation prenant place devant le Palais fédéral parallèlement à la session.
Conseiller national UDC bernois, @Erich_Hess donne son avis sur la grève des femmes: "c'est un événement politique motivé par la gauche et les syndicats qui n'a pas sa place devant le palais fédéral pendant une session" pic.twitter.com/8Nkb10elQk
— Boris Busslinger (@BorisBusslinger) June 14, 2023
«Nous avons toujours été radicales»
«Nous avons toujours été radicales.» Marie-Jo, 78 ans et l’œil plein de malice, ne comprend pas les reproches formulés par certains à l’encontre des organisatrices de la mobilisation d’aujourd’hui. Sur la place des Grottes à Genève, cette féministe de la première heure, qui a participé à la création du MLF en 1972 à Lausanne (raison pour laquelle elle a été fichée par les services de renseignement de la Confédération, comme elle le découvrira des années plus tard), rappelle que les slogans étaient déjà identique il y a 50 ans: «Le privé est politique», «Combattre le patriarcat», tandis que le Centre Femme des Grottes, fondé clandestinement en 1974, fonctionnait déjà en mixité choisie.
Un lunch est organisé sur la Place fédérale
A Berne, la Place fédérale se garnit petit à petit en prévision du lunch organisé sur place à midi. A quelques pas du poing flottant d’UNIA, plusieurs stands ont été érigés ce matin, notamment celui de la fondation contre la violence faite aux femmes et aux enfants, syndicom, une radio bernoise et, en prévision des grandes chaleurs attendues cette après-midi; quelques buvettes de bière. Une scène de concert a également fait son apparition dans un coin de la place.
Quand les Françaises bousculent les entreprises suisses
Fraîchement arrivée de France, Hélène s’établit à Genève dans les années 1990. Lorsque cette professionnelle de l’humanitaire s’apprête à devenir mère, elle mesure à quel point infrastructures et mentalités diffèrent de son pays d’origine, pourtant si proche. «A Genève, il commençait à y avoir des crèches, mais les parents qui y mettaient leurs enfants étaient des étrangers comme moi ou des artistes», se souvient la sexagénaire.
Dans l’Hexagone, il est normal qu’une mère travaille à plein temps. L’immigration en provenance de France a créé un choc culturel dans le monde professionnel suisse. Il est encore difficile d’en mesurer l’influence.
Un logo qui se veut inclusif
Mais au fait, que signifie le logo de cette année, repensé pour être plus inclusif? Une militante explique: «La croix en bas représente les femmes, la flèche barrée en haut à gauche représente les trans et l’étoile en haut à droite représente les non-binaires. Quant au vernis multicolore sur le poing levé, il reprend les couleurs de l’arc-en-ciel LGBT.»
En vidéo: instantané d’un happening féministe à Zurich
Dans la Bahnhofstrasse, un happening sensibilise les passants sur les conditions de travail des femmes de ménages, en particulier dans les hôtels de luxe.
«Nonante lieux de travail mobilisés en Suisse romande»
«Nous comptons quelque 90 lieux de travail mobilisés en Suisse romande», se réjouit Michela Bovolenta, secrétaire centrale au syndicat SSP, responsable de l’égalité et des droits des femmes.
Elle est l’une des personnalités que nous suivront en ce jour de Grève féministe. Ce matin, elle s’est rendue dans l’un des sites en grève, dans un centre de vie enfantine des hauts de Lausanne.
«Au niveau syndical, ces actions sont importantes, insiste Michela Bovolenta. Car nous avons un cahier de revendications pour l’égalité et des améliorations des conditions de travail, en particulier sur la question essentielle des salaires. Ces basses rémunérations dévalorisent les métiers dits féminins, pourtant essentiels à la société»
«Le Temps» suivra trois participantes lors cette journée de grève
A Lausanne, Michela Bovolenta , secrétaire centrale au syndicat SSP en charge de la politique de l’égalité et des droits des femmes. Elle était l’une des coordinatrices de la Grève de 2019.
A Berne, Nicole Tille , femme vivant avec un handicap, est conseillère communale à Châtel-Saint-Denis , en charge de la formation, de la culture et des loisirs. En tant que citoyenne, elle se bat en récoltant des signatures pour l’initiative pour l’inclusion. En tant que politicienne, elle se réjouit de l’ouverture d’un nouveau bâtiment dévolu uniquement à l’accueil extrascolaire.
A Genève, Kelly Joyce Gendron , 22 ans. Elle participe à sa première grève féministe et sera à la tête d’un des cortèges à Genève. Elle représente les revendications des jeunes générations.
A 10h46, le premier moment de mobilisation nationale
Premier rassemblement symbolique en ce jour de grève féministe, les femmes ont protesté à 10h46 précises dans plusieurs villes contre l’écart des rentes entre hommes et femmes.
A la place des Grottes – parée de Fuchsia – à Genève, une quarantaine de manifestantes sont présentes pour un brunch féministe. Sur une longue table en bois, les roses violettes côtoient les cakes et les croissants. Sous des tentes, une expo photo retrace l’histoire de la lutte féministe dans le quartier des Grottes, bastion historique du mouvement de libération des femmes.
Distribution de drapeaux à Zurich
En route de Stauffacher jusqu’à la gare de Zurich, le syndicat Unia distribue des drapeaux, t-shirts et bracelets à l’effigie de la grève des femmes. Ils sont reçus le plus souvent avec enthousiasme, parfois refusés avec un mépris mal dissimulé suivant qui en est le bénéficiaire.
Tiana Moser, cheffe du groupe vert’libéral/ZH: «Je ne suis pas une citoyenne en colère.»
Quatre ans après la vague violette qui avait submergé la Suisse, les femmes descendent à nouveau dans la rue à l’appel des syndicats. Mais une grande partie des femmes de droite bouderont l’événement, estimant certaines des revendications «trop extrémistes».
C’est le cas de Tiana Moser, cheffe du groupe vert’libéral/ZH: «Je ne suis pas une citoyenne en colère. Il y a d’autres moyens de s’engager que de descendre dans la rue. Je fais mon travail au parlement, où je me bats pour l’égalité, pour un rabais sur les crèches et pour une meilleure conciliation des vies familiale et professionnelle.»
Nos articles thématiques
Une nouvelle grève des femmes a lieu aujourd’hui. Les revendications sont multiples, mais divisent aussi. Du monde rural aux pionnières qui ont marqué le monde économique ou universitaire: Le Temps vous propose toute une série d’articles sur cette grève féministe du 14 juin.
Davantage de femmes puissantes depuis 2019
Dans les entreprises du SMI (les 20 plus grandes entreprises suisses cotées en bourse), la proportion de femmes est passée de 19 à 24% entre 2019 et 2022, une hausse qui représente la plus forte croissance en comparaison européenne. La proportion de femmes parmi les cadres supérieurs a même presque doublé, passant de 13 à 24% ces deux dernières années.
Et depuis janvier 2021, le droit des sociétés comporte des directives en matière de genre. Dès 2026, les sociétés cotées en Suisse devront compter 30% de femmes au sein de leur conseil d’administration et 20% dans les directions à partir de 2031. Mais… il ne s’agit que de recommandations. Tout repose sur la bonne volonté. Si ces chiffres ne sont pas atteints, les entreprises devront alors simplement s’expliquer et présenter des mesures d’amélioration.
En vidéo: la nuit du 13 au 14 juin était déjà animée à Lausanne
«Aujourd’hui, on remplit les rues, pas les marmites»
A Zurich, Alina et ses collègues ont fermé boutique ce 14 juin. Elles tiennent ensemble un magasin de soupes qui ne servira rien ce jeudi. Elles sont en train de le décorer en se préparant plus tard à aller manifester.
Des injustices, mais aussi des avancées
Le président de la Confédération Alain Berset déplore la situation à laquelle font face «malheureusement» les femmes dans le monde du travail. «Les femmes touchent beaucoup trop souvent un salaire et des rentes moins élevées que les hommes», a-t-il regretté mercredi devant l’Organisation internationale du travail (OIT). «Elles effectuent plus régulièrement du travail non rémunéré» et elles sont victimes de discriminations et de harcèlement. Mais il a aussi pointé des avancées, comme la récente Convention de l’OIT contre les violences sexuelles au travail.
Un poing géant sur la Place fédérale
En amont des rassemblements prévus devant le Palais fédéral, un poing géant surplombant la place a été installé en prévision de la «Landsgemeinde» – exercice de vote à mains levées – attendue vers 13h30 cette après-midi.
Début de journée poignant à Berne, pour la grève du 14 juin pic.twitter.com/UELNq3idiT
— Boris Busslinger (@BorisBusslinger) June 14, 2023
La grève du 14 juin, kézako?
Comme en 2019, un demi-million de femmes sont attendues dans les rues suisses ce mercredi pour une grève pas comme les autres, qui veut faire monter la pression avant les élections fédérales de cet automne.
Lire l’article dans son intégralité: La grève des femmes de Suisse expliquée à celles et ceux qui n’ont encore rien suivi
L’événement est très décentralisé; dans une cinquantaine de villes, des collectifs préparent depuis des mois des rencontres, des concerts, des pique-niques, des slogans et des cortèges, bien sûr. Signe de cette organisation ouverte: elle est «grève des femmes» pour les unes, «grève féministe» pour les autres, ouverte aux femmes lesbiennes, personnes intersexes, non binaires, trans ou agenres. Le slogan reste le même qu’en 2019: «Plus de temps, plus d’argent, plus de respect».
Cette grève qui divise autant qu’elle réunit
Le 14 juin? «Je ferai mon travail au parlement. Il ne suffit pas de manifester pour changer les choses», répond la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD). La grève féministe divise les femmes autant qu’elle les réunit.
A droite, elle est clairement perçue comme un «événement des syndicats». «Les revendications de la grève sont populistes, de gauche et non féministes», commente pour sa part la libérale argauvienne Anna Staub.
Wieso streike ich heute nicht? Die Forderungen des Streiks sind #linkspopulistisch und nicht #feministisch. Für solche Forderungen kann und will ich nicht einstehen!@RentenVI @Jungfreisinnige @FDP_Liberalen pic.twitter.com/DOFtyaEAE0
— Anna Staub (@anna_staub_fdp) June 14, 2023
A gauche, l’Union syndicale suisse (USS) tente de ranimer la flamme qui avait embrasé la Suisse, faisant descendre 500 000 personnes dans la rue. Il sera difficile d’y parvenir.
A Vevey, la municipalité fait jaser le PLR en incitant ses employés à participer à la grève
Dans un communiqué, le PLR veveysan fustige la décision de la municipalité d’inciter ses collaborateurs à participer à la grève féministe, dès 14h00 et sans retenue de salaire. «Offrir du temps libre pour manifester sans perte de salaire aux employés communaux et de surcroît, aux frais du contribuable veveysan (nous) paraît injustifiable sur le plan politique», précise le parti.
La section communale du PLR indique soutenir la cause des femmes, mais déplore une grève du 14 juin qui selon elle «représente une vision de la société telle que la voient la gauche et les syndicats. En tant que telle, elle ne peut que diviser au lieu de rassembler.»
A Lucerne, les employées d’une société de nettoyage obtiennent un accord sur l’égalité salariale
Le syndicat Unia se félicite d’un accord obtenu à Lucerne sur le temps de déplacement, la ponctualité des salaires, l’égalité salariale et contre le mobbing auprès d’une société de nettoyage. «Premier succès de la grève des femmes d’aujourd’hui», commente le syndicat sur Twitter.
Erster Erfolg des heutigen Frauenstreiks: Die Angestellten der SOS Reinigung im Kanton Luzern erwirken eine Vereinbarung mit ihren Chefs über Reisezeit, pünktlichen Lohn und Lohngleichheit sowie gegen Mobbing. Die Firma wird demnächst mit der Unia über weitere Punkte verhandeln. pic.twitter.com/BJ63aUs90U
— Gewerkschaft Unia (@UniaSchweiz) June 14, 2023
Peu de tenues violettes au parlement
Sous la Coupole, les parlementaires sont peu nombreux à revêtir la couleur violette, symbole de la grève féministe.
Au sein de l’Assemblée fédérale, peu de tenues violettes! pic.twitter.com/Mto99R9Ygf
— Michel Guillaume (@mfguillaume) June 14, 2023
La présidente du Conseil des Etats appelle à plus de sénatrices
Les sénatrices doivent être plus nombreuses. «Le Conseil des Etats a encore du potentiel», a déclaré sa présidente Brigitte Häberli-Koller (Centre/TG). «L’égalité fait partie de l’ADN de la Suisse.»
Sur 46 membres de la chambre des cantons, seulement 13 sont des femmes, a rappelé la présidente. «Cela ne représente que 28%.» Et d’appeler à une hausse de ce pourcentage. «C’est une question de progrès.»
En matière d’égalité, Brigitte Häberli-Koller a encore plaidé pour «les mêmes droits, les mêmes devoirs, les mêmes conditions-cadres, les mêmes salaires, ni plus ni moins». Elle a donné l’exemple d’une femme conseillère fédérale tandis que l’homme s’occupe de l’enfant.
La présidence du Conseil des Etats est actuellement entièrement féminine. Brigitte Häberli-Koller peut s’appuyer sur deux vice-présidentes: Eva Herzog (PS/BS) et Lisa Mazzone (Vert-e-s/GE). (ATS)
En vidéo: les inégalités salariales en Suisse
A Neuchâtel, le parcours du défilé fait grincer des dents
Le parcours du défilé de la manifestation, ce mercredi à 18h à Neuchâtel, fait grincer les dents jusqu’au Conseil général. Les organisatrices de la grève féministe voulaient descendre, comme en 2019, par l’avenue de la Gare, une option refusée par la Ville et la compagnie de bus TransN pour des raisons de sécurité et de partage d’utilisation du domaine public. En 2019, 5000 personnes avaient défilé à Neuchâtel.
Avant de se réunir à Neuchâtel pour manifester, les femmes se retrouveront à La Chaux-de-Fonds (NE) sur la place de la Gare avec des stands d’information, de restauration, des animations pour les enfants et de la musique. Le même type de programme se déroulera à Neuchâtel sur la Place des Halles avec un pique-nique canadien dès 12h00.