L’alarme devait sonner peu avant midi, à 11h59 précisément. Les participants à la journée nationale de mobilisation de la «Grève pour l’avenir» avaient pour mission de faire le plus de bruit possible pour «symboliser l’urgence climatique». Symbolique, l’action n’a pas attiré les foules. La participation était faible à l’heure de sonner le tocsin, et jusqu’au lancement des manifestations de l’après-midi imaginées par le mouvement qui rassemble, à l’initiative de la Grève du climat, ONG, associations et syndicats.

«C’est pas grave si on est pas beaucoup, on va quand même bloquer la ville comme si on était dix mille», a lancé un organisateur avant que le cortège ne s’élance dans les rues de Lausanne. Cercle de lectures, ateliers, pique-nique, plus de 180 actions doivent animer le pays au cours de la journée.

Si le climat reste au cœur des revendications de ce vendredi 21 mai, cette journée de mobilisation porte aussi des revendications féministes, pour une démocratie plus participative ou encore pour des conditions de travail plus justes. «Les crises écologiques et sociales de notre époque sont étroitement liées et ne peuvent être abordées qu’ensemble», écrit le mouvement dans un communiqué. «Il est important d’unir nos forces et de travailler à un avenir solidaire et durable.»

«Il faut proposer des ruptures»

Ces revendications sont rassemblées dans un manifeste publié en avril dernier qui donne «une direction commune», toutes les composantes de la coordination n’adhérant pas forcément à l’ensemble des positions. Il réclame notamment un service public fort.

Ce manifeste sert un peu de «boussole», selon Steven Tamburini, membre de la coordination. «Il faut faire bouger les choses, il faut proposer des ruptures» afin que le rapport de force évolue. Le mouvement entend jeter les bases d’une mobilisation globale à plus long terme. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue à l’automne.

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