«C'est vrai, la discussion autour de la candidature à la succession de Joseph Deiss a relevé de la simple formalité», admettait mardi, après une heure de séance du groupe parlementaire, un élu PDC. Doris Leuthard a été désignée unique candidate officielle au Conseil fédéral à l'unanimité des 39 parlementaires présents.

«Nous sommes unis derrière Doris Leuthard. C'est un signal clair», résumait le chef du groupe Urs Schwaller. La principale concernée se réjouissait de la confiance témoignée en vue de l'élection du 14 juin, mais également des auditions que lui feront subir les autres partis, aujourd'hui mercredi. Elle est néanmoins apparue tendue à la veille de ces «examens», bien que l'impact de ceux-ci, en présence d'une candidature unique, se révélera certainement plus que relatif.

L'Argovienne s'est tout de même livrée à un petit échauffement devant les siens, en exposant une nouvelle fois ses motivations. Elle a également répondu à des questions au sujet de la concordance, de la collégialité et sur la collaboration entre le conseiller fédéral PDC et le parti.

Même si son élection fait moins de doute que jamais, ces auditions sont «légitimes», selon Doris Leuthard, même si elle est connue de tous sous la Coupole. «Il est important de pouvoir se présenter une encore une fois, de clarifier certains points, voire de lever certains malentendus.» La candidate s'attend à des questions très diverses, en fonction des priorités des partis.

L'UDC ouvrira les feux à 14h30, puis ce sera au tour des socialistes, des radicaux. Les Verts et le Parti évangélique clôtureront une épreuve qui prendra fin à 18h15. Si épreuve il y a. Doris Leuthard devrait être quelque peu «chatouillée», mais pas véritablement mise en danger.