Symboliquement, ce sera un signal fort. Ce dimanche, quelque 600 femmes – accompagnées d’une cinquantaine d’hommes – investiront le Grütli, probablement l’un des bastions les plus masculins de l’histoire suisse, pour y célébrer la Fête nationale. Jusqu’ici, cette prairie qui surplombe le lac des Quatre-Cantons, c’était surtout le serment mythifié des trois Suisses Walter Fürst, Arnold von Melchtal et Werner Stauffacher et le rapport du Grütli adressé à ses 500 officiers supérieurs par le général Guisan. Il a fallu attendre jusqu’en 1975 pour que la Société suisse d’utilité publique (SSUP) donne la parole à une femme, la députée uranaise au Grand Conseil Hildegard Simmen-Schmid, sur le Grütli. Mais en ce 1er Août, les femmes font la révolution sur ce «berceau de la Confédération».