«218e jour de fermeture, 43,6 millions de manque à gagner» lit-on sur le panneau, quotidiennement mis à jour, à l’entrée du «Presidio», le piquet monté par les syndicalistes et ex-employés du Casino municipal au lendemain de sa fermeture pour faillite en juillet 2018. Depuis ce jour où près de 500 personnes sont restées sans emploi, le «Presidio» est occupé en permanence, devenant au fil des mois un véritable état-major de crise.

«Aucun membre du gouvernement italien n’est venu constater sur place dans quelle situation se trouve l’enclave depuis la mise en faillite du casino décrétée par le tribunal de Milan» lance le syndicaliste et ex-employé Paolo Bortoluzzi, sur place depuis le tout premier jour. Claudio Padula, son collègue du syndicat RSU-CGIL lui fait écho. Claudio a perdu sa place en même temps que Paolo Bortoluzzi lequel vit à Campione d’Italia avec sa famille. Mais il s’en est mieux tiré d’un point de vue financier: en effet, domicilié au Tessin, il a pu bénéficier des indemnités de l’assurance-chômage accordées exceptionnellement par la Confédération aux quelque 140 employés de la maison de jeu résidant en Suisse.