«Je ne cherche pas de compensations financières, cela ne me fera pas justice», a déclaré Hannibal Kadhafi à l’AFP.

Il s’exprimait après que le Tribunal de 1ère instance de Genève a été saisi jeudi de l’affaire de la publication de ses photos d’identité judiciaire par la «Tribune de Genève». Ces clichés avaient été pris lors de son arrestation.

Hannibal Kadhafi a attaqué solidairement l’Etat de Genève et le quotidien genevois. Le premier est considéré comme responsable des agissements de l’un de ses employés, coupable d’avoir transmis les photos au journal, le second pour avoir fait paraître ces images dans ses colonnes en septembre 2009. Il réclame réparation pour le tort moral qu’il estime avoir subi.

«Peur de rien»

«Nous réclamons un arbitrage international (...) qui prouvera mon innocence», a-t-il ajouté. «Nous avons les preuves que les accusations sont montées de toutes pièces, et nous les montrerons, en temps utile, au monde entier.»

«Je n’ai peur de rien et j’ai confiance dans le fait que ma cause est juste, et c’est pour cela que je demande un arbitrage que la Suisse redoute parce que cela provoquerait un gros scandale», a-t-il dit.

Hannibal Kadhafi et son épouse avaient été arrêtés dans un palace de Genève en juillet 2008 après une plainte pour mauvais traitements de deux de leurs domestiques, provoquant une grave crise entre la Libye et la Suisse. La détention du couple Kadhafi pendant deux jours avant leur libération sous caution a provoqué une série de mesures de représailles entre la Suisse et la Libye.