«Je suis content de cette occasion qui m’a permis de vous rencontrer et j’espère que la justice fera son travail et que les choses s’amélioreront», a déclaré M. Göldi, s’adressant à Hannibal Kadhafi en présence de son avocat et de quelques journalistes. Les deux hommes ont continué par la suite leur conversation en tête à tête, dans un salon de la prison.

M. Göldi était retenu avec un autre Suisse, Rachid Hamdani, depuis 19 mois en Libye en représailles à l’arrestation à Genève en juillet 2008 d’Hannibal Kadhafi, sur une plainte de deux domestiques l’accusant de mauvais traitements. Tripoli affirme toutefois que l’affaire des deux Suisses n’a rien à voir avec l’affaire Hannibal.

L’avocat de Max Göldi a déposé une demande de grâce, a dit lundi Daniel Graf d’Amnesty International, confirmant une information de «NZZ am Sonntag». M.Göldi a également fait recours de son jugement et demandé une réduction de peine. Selon M. Graf, la réponse à la demande de grâce peut arriver à tout moment alors que la procédure de recours peut prendre des semaines, voire des mois. Dans le cas où la grâce ne serait pas accordée, la demande de réduction de peine doit permettre de déduire 70 jours que M. Göldi a déjà passés dans les prisons libyennes de sa peine de quatre mois.

Max Göldi avait été condamné en appel à quatre mois de prison pour violations des règles sur les visas. Il s’est rendu aux autorités libyennes la semaine dernière après avoir passé plusieurs mois réfugié dans l’ambassade de Suisse à Tripoli.

Son compagnon d’infortune Rachid Hamdani, arrêté en même temps que M. Göldi et poursuivi pour les mêmes charges, avait quant à lui été blanchi par la justice libyenne et avait pu regagner la Suisse mardi dernier.