Conseil des États

Hans Stöckli, dernier ambassadeur des francophones bernois

L’ex-maire de Bienne pourra-t-il présider le Conseil des Etats? Il doit d’abord être réélu ce week-end, ce qui ne sera pas une sinécure face à Regula Rytz et Werner Salzmann

«La force bilingue.» Tel est le slogan qui figure sur les 60 000 crayons que Hans Stöckli a remis aux passants avant le premier tour de l’élection au Conseil des Etats, dont il doit en principe reprendre la présidence. Pour le deuxième tour, le socialiste joue désormais à fond la carte régionaliste et linguistique. Après la non-réélection au Conseil national de Manfred Bühler, il entend représenter la minorité francophone du Jura bernois et la ville bilingue de Bienne, dont il a été maire durant vingt ans.

Quelques jours avant l’échéance du 17 novembre, personne ne se hasarde au moindre pronostic, tant la situation est serrée. Seules 3000 voix ont séparé Hans Stöckli de ses deux poursuivants, la présidente suisse des Verts Regula Rytz et le président de l’UDC cantonale Werner Salzmann. Ces deux derniers conservent toutes leurs chances: la première parce qu’elle est portée par la vague verte, et le deuxième parce qu’il n’a pas fait le plein des voix après le désistement de Beatrice Simon (PBD).