La jeune fille d'origine albanaise assassinée samedi lors de la Fête des promos du Locle n'avait pas entretenu de relation amoureuse avec son meurtrier. En revanche, elle avait subi des menaces répétées de la part de celui-ci durant les derniers mois. Deux points que les parents de la victime ont tenu à préciser dans un communiqué diffusé lundi par leur avocat.

Le meurtrier, un ressortissant palestinien de 33 ans, avait déjà été condamné par le procureur à deux mois et demi de prison avec sursis, le 12 juin dernier, pour menaces et délit manqué de contrainte (Le Temps d'hier). Malgré cela, il avait continué ses agissements, que les parents de la victime avaient signalés à plusieurs reprises. Une procédure était toujours en cours à ce sujet, précise l'avocat de la famille.

Il est également confirmé que la victime et son meurtrier avaient fait connaissance au centre d'hébergement pour requérants des Verrières, où ils ont cohabité environ deux mois durant. La famille albanaise – la victime, ses parents et deux frères et sœurs – y était arrivée le 21 novembre. Le 30 janvier, elle a été logée dans un appartement du Locle, a indiqué l'Office cantonal des réfugiés. Agée de 16 ans, la jeune fille a suivi avec régularité des cours d'informatique et d'auxiliaire de santé. Le requérant palestinien était arrivé aux Verrières, seul, le 8 novembre. Depuis le 6 février il habitait un studio, également au Locle. De source officieuse, c'est la seconde fois que la famille albanaise tentait d'obtenir l'asile, après une première tentative de départ en Valais.

Le Locle a retrouvé lundi son aspect ordinaire, après la braderie. Une certaine indifférence semblait dominer face à ce drame dont les protagonistes étaient pratiquement inconnus de la population.