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Le Grossgrundkanal
© Dominic Steinmann/KEYSTONE

mercure

Haut-Valais: il y a 28 parcelles supplémentaires à assainir

Des nouvelles analyses, demandées par le canton, ont démontré que 28 nouvelles parcelles valaisannes sont polluées par du mercure et nécessitent un assainissement

De nouvelles parcelles polluées au mercure nécessitent un assainissement dans le Haut-Valais. Des investigations supplémentaires, demandées l’an passé par le service de l’environnement (SEN), ont révélé que 28 parcelles dépassaient le seuil de 2 milligrammes de mercure par kilo de terre. Au total, près de 130 terrains devront être dépollués.

En Valais, le thème est sensible depuis la découverte de cette pollution en 2011. Lors des premières investigations, le canton avait déterminé trois catégories de parcelles : celles à assainir, celles ne nécessitant pas d’intervention et enfin les terrains légèrement contaminés. Ce sont ces parcelles, contenant entre 0,5 et 2 milligrammes de mercure par kilo de terre, qui ont été à nouveau analysées, explique Joël Rossier, chef du SEN. «Nous voulions nous assurer qu’aucune de ces parcelles ne dépassait le seuil d’assainissement». Il y en a finalement 28 de polluées sur les 144 analysées. Des résultats qui tendraient presque à rassurer Joël Rossier. «Grâce à ces nouvelles investigations, nous avons une très grande certitude que les parcelles que nous n’assainissons pas n’ont pas de raison d’être dépolluées», précise-t-il.

Lire aussi: En Valais, l’histoire secrète des damnés du mercure 

La pollution au mercure semble donc continuer de révéler certains de ses secrets. «Dans les zones habitées, nous avons une grande connaissance du sujet, souligne Joël Rossier. Mais on ne connaît pas tout. Il existe par exemple des terrains, situés loin du Grossgrundkanal, dans lesquels on trouve du mercure.» La pollution résulte du rejet par l’usine Lonza de Viège, entre les années 1930 et le milieu des années 1970, d'eaux industrielles chargées de mercure. L’entreprise a avoué avoir déversé entre 50 et 60 tonnes de ce métal lourd dans le cours d'eau.

Une stratégie liée aux constructions

Afin d’affiner ses connaissances sur la plus grande pollution au mercure du pays, l’Etat du Valais a également mis en place une stratégie liée aux constructions. Chaque projet prévu dans la plaine du Rhône entre Brigue et Gamsen est évalué par le SEN, qui détermine si un contrôle de la teneur en mercure des sols doit être réalisé. Selon Joël Rossier, «de nouvelles parcelles polluées pourraient ainsi être trouvées, mais la probabilité est assez faible». Si tel devait être le cas, des analyses supplémentaires seraient réalisées.

Le canton du Valais connaît donc l’ampleur de la pollution dans les zones habitées. Mais une zone grise demeure : les terrains agricoles. Des analyses ont été réalisées, mais elles ne sont de loin pas aussi poussées que dans les zones résidentielles. Afin d’accélérer le processus, une nouvelle méthode d’analyse, utilisant les rayons X, sera mise en place cet été. «Cette méthode nous permettra de gagner du temps, argumente Joël Rossier. Si nous détections du mercure, nous réaliserions bien évidemment de plus amples analyses.»

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L'assainissement se poursuit

En parallèle de ces investigations, les travaux d’assainissement se poursuivent dans les régions de Viège et des Rarogne, les zones les plus touchées par la pollution. Huit parcelles ont été assainies à Turtig et des travaux sont en cours sur six autres dans la région de Viège. Les contrôles réalisés par le SEN démontrent que, pendant les travaux, la dissémination de mercure par les poussières était négligeable. Ils révèlent également que les buts d’assainissement ont été atteints. Les terrains concernés peuvent dès lors être retirés du cadastre des sites pollués.

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