En quelques clics, le deal est conclu. Le propriétaire s’improvise aubergiste et laisse les clés de l’appartement à ses hôtes, ravis d’avoir un chez-soi pendant les vacances. Ce type de location en ligne occupe une place toujours plus importante du marché de l’hôtellerie. A elle seule, la plateforme Airbnb a attiré 900 000 voyageurs chez les particuliers suisses en 2018, pour un total estimé à 3 millions de nuitées. Tout autant de taxes de séjour qui passent sous le nez de plusieurs cantons… Un problème qu’ils décident tous, à leur rythme, de prendre à bras-le-corps.

Fribourg, premier de cordée

A Fribourg, l’heure du ras-le-bol a un peu d’avance sur le fuseau horaire romand. En janvier 2020, le canton était le premier à signer un accord avec le géant californien Airbnb pour qu’il perçoive et reverse automatiquement les taxes de séjour à l’Union fribourgeoise du tourisme – un bénéfice annuel de plusieurs dizaines de milliers de francs que l’organe accueille avec le sourire. Mais dix-huit mois plus tard, en pleine pandémie, cela ne suffit plus. Trop d’hébergeurs continuent de passer sous le radar. La RTS rapporte que l’Etat fribourgeois veut passer la deuxième vitesse et obliger tous les logeurs à s’annoncer officiellement auprès du canton. En s’armant d’un tel inventaire, plus personne n’échapperait à la sacro-sainte taxe de séjour.