La branche genevoise de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) doit être autonomisée. C’est la conviction du Conseil d’Etat genevois qui a transmis mercredi un projet de loi en ce sens au Grand Conseil. Le texte découle des travaux d’une commission externe, dirigée par l’ancienne conseillère aux Etats Christiane Brunner. Les six hautes écoles genevoises concernées étaient fréquentées en 2011 par quelque 4300 élèves, rappelle notre journaliste Marc Moulin.

«Il s’agit d’une externalisation allant dans le sens d’une autonomie, selon la même philosophie qui a guidé la nouvelle loi sur l’Université, explique le conseiller d’Etat chargé de l’Instruction publique, Charles Beer. La responsabilité accrue des instances doit permettre de piloter les six hautes écoles genevoises par rapport à l’administration cantonale et par rapport aux autres cantons membres de la HES-SO.»

Selon le magistrat socialiste, les six autres cantons romands membres de la HES-SO sont également appelés à réviser leur législation. Votée par les chambres en septembre 2011, la loi fédérale sur l’encouragement des hautes écoles entend favoriser la collaboration entre les HES et les universités en accordant aux premières la même autonomie dont jouissent les secondes.