Il ne sera pas dit que le vénérable Musée d’art et d’histoire de Genève ne vit pas avec son siècle: sur son site en ligne, au bas bout de la page d’accueil frétille une rubrique intitulée: «Nos instantanés». A l’amoureux de cartes, d’estampes et de photos croquées sur le vif, cette rubrique est une caverne d’Ali Baba. On y trouvait vendredi 3 octobre cette petite perle: «Arrivée de nos tableaux à #Tokyo pour la grande expo #Hodler du National Museum of Western Art», escortée du cliché ci-dessus (recadré pour l’occasion, que l’une des assistante du musée nippon nous pardonne de lui avoir coupé la tête...).

Où l’on apprend donc, grâce aux réseaux sociaux (Instagram où nous avons récupéré le cliché, et Facebook où, grâce à Alexandre Bruggman, l’on a avisé tout d’abord la merveille) que les Hodler du Musée d’art et d’histoire voyageaient et qu’ils allaient constituer des pièces de choix dans l’exposition qui s’ouvrira le 7 octobre au National Museum of Western Art de Tokyo, «Ferdinand Hodler: Towards Rhythmic Images».

Pour les spécialistes, on précisera que l’exposition est co-organisée avec le Kunstmuseum de Berne. Mais le Musée d’art et d’histoire de Genève est crédité au générique au titre de «coopération spéciale».