Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
L'hommage à Dusan Sidjanski, à l'Uni Dufour. (extraite du compte Twitter du Global Studies Institute)

Genève internationale

Hommage du Global Studies Institute à Dusan Sidjanski

Un centre de compétences en études européennes portera le nom du professeur genevois

L'université de Genève entend bien continuer à faire entendre sa voix sur les questions européennes. Tel était le message vendredi 21 octobre, lors du lancement par le Global Studies Institute (GSI) de son nouveau Centre de compétences Dusan Sidjanski en études européennes.

L'éminent professeur genevois, agé de 90 ans mais toujours trés actif au sein de la Fondation Latsis et du Centre européen de la culture (dont il demeure le président d'honneur), était ce soir-là entouré de plusieurs de ses anciens élèves - dont l'ancienne Conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, aujourd'hui professeure au GSI, et René Schwok, l'actuel directeur de l'Institut - et de nombreuses personnalités dont le secrétaire d'Etat aux questions européennes Jacques de Watteville qui achèvera son mandat en juin.

Le Centre de compétences Dusan Sidjanski permettra d'inviter régulièrement sur les bords du Léman des professeurs étrangers, et d'animer le débat sur l'avenir de l'intégration communautaire, les relations Suisse-UE et la place de la Russie dans l'Europe, l'autre sujet de prédilection de cet universitaire suisse d'origine serbe, passionné par la culture slave. Convaincu que le futur de l'Union se jouera autour de la zone euro et de sa capacité à redevenir un moteur d'intégration, le professeur continue d'entretenir une correspondance suivie avec les grands d'Europe tels Jacques Delors ou l'actuel président de la Commission Jean-Claude Juncker, de passage à Zurich le 18 septembre, pour le 70e anniversaire du discours sur les Etats-Unis d'Europe prononcé en 1946 par Winston Churchill. Disciple du philosophe Denis de Rougemont (1906-1985), dont il continue de défendre l'oeuvre sur la culture européenne à travers des publications régulières, Dusan Sidjanski avait longuement parlé au Temps de son expérience pour notre série d'articles publiée cet été sur «La Suisse, témoin de l'Europe».

Pas de José Manuel Barroso

Une absence a néanmoins été remarquée vendredi soir dans l'amphithéâtre 300 de l'Uni Dufour: celle de l'ancien président portugais de la Commission européenne (2004-2014) José Manuel Barroso, qui fut son élève, puis son assistant à l'université de Genève. Conseiller spécial de ce dernier lors de ses deux mandats bruxellois, le professeur genevois  a clairement pris ses distances depuis le recrutement controversé de l'ancien premier ministre du Portugal par Goldman Sachs, la banque accusée d'avoir contribué à masquer l'explosion de la dette de la Grèce avant l'éclatement de la crise de 2008-2009.

Plutôt que de s'attarder sur cet épisode qu'il reconnait «très douloureux», Dusan Sidjanski a préféré rendre pour sa part un hommage privé à un autre grand Genevois disparu en septembre dernier, l'économiste Robert Genillard, inventeur des pétro-dollars (1929-2016) et l'un des architectes du système international des obligations. La présence de l'Europe au coeur du débat intellectuel et universitaire genevois est enfin attestée ces jours-ci par la sortie du nouveau livre du directeur du GSI René Schwok «La construction européenne contribue-t-elle à la paix ?» (Collection le Savoir Suisse - Presses universitaires romandes).

A lire: L'Europe de Denis de Rougemont (Ed. L'Harmattan /Academia, 2014)

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a