Les autorités vaudoises ont tardé à réagir dans le dossier de l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz, alors que les signaux d’alarme se multipliaient. C’est en substance la conclusion de la Commission d’enquête parlementaire (CEP), dont le rapport a été rendu public ce mardi. «Tant le Conseil d’Etat, que le Grand Conseil, étaient au courant des difficultés croissantes que connaissait l’HRC. Leur inaction face à la situation est en partie à l’origine de la crise financière», écrivent les rapporteurs. Si la CEP n’a constaté aucun acte répréhensible ou de malversation, elle a relevé des défaillances, comme l’absence de business plan définissant la stratégie de l’hôpital ou les ambiguïtés autour de l’indépendance de cet établissement autonome de droit public, intercantonal qui plus est.