Les députés du Grand Conseil valaisan ont refusé vendredi d’enquêter sur les problèmes financiers de l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) de Rennaz (VD) dont le Valais est propriétaire pour un quart. De son côté, le Parlement vaudois avait accepté une telle mesure de justesse le 30 mars dernier.

La mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) était défendue par des députés UDC, PDC et PLR via deux résolutions urgentes. Une CEP jugée «indispensable» par le député Grégory Logean (UDC), notamment pour passer du statut de spectateur à celui d’acteur.

Pour la démocrate-chrétienne Françoise Métrailler, une CEP n’apporterait rien de plus que les mesures déjà prises, comme les deux audits et le renouvellement des organes dirigeants du HRC. «Stop au dégât d’image! Laissons la nouvelle direction faire son travail», a-t-elle lancé.

«Faire confiance»

Opinion partagée par Fabien Girard (PLR), Guillaume Sonnati (PS/GC) et Gwénolé Blanchet (Les Verts). Ils ont encouragé les députés à «faire confiance aux institutions et à la nouvelle équipe», à «ne pas regarder dans le rétroviseur mais vers l’avenir» et à «inviter le HRC à poursuivre sa démarche d’amélioration continue».

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Les deux résolutions ont été refusées par 31 voix contre 95 pour celle portée par des députés UDC et PDC et par 32 voix contre 93 et 2 abstentions pour celle signée par deux députés UDC.

Gouvernement neutre

Le Conseil d’Etat n’avait pas pris position. Il «n’est ni favorable ni opposé. C’est uniquement à vous d’en décider», avait déclaré à l’assemblée avant les débats Mathias Reynard, le tout nouveau chef du département de la santé, des affaires sociales et de la culture.

Le 30 mars dernier, le Grand Conseil vaudois a décidé à la majorité absolue de créer une CEP par 76 voix contre 53 et 9 abstentions. Il fallait 76 voix pour décrocher la majorité absolue.