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L’hôpital intercantonal Riviera-Chablais tel qu’il se présente actuellement, à Rennaz.
© Sandra Culand

Santé

Hôpital Riviera-Chablais: la centralisation des soins régionaux se précise

Alors que le nouveau complexe de Rennaz sort de terre, la réaffectation prochaine des centres de soin de Vevey et de Monthey suscite l’inquiétude. L’accessibilité du centre hospitalier intercantonal en est la cause

Dans le cadre du nouveau dispositif hospitalier régional entre les cantons de Vaud et du Valais, les hôpitaux de Vevey et Monthey seront rénovés et réaffectés. Le coût des travaux, qui devraient s’achever en 2021, se monte à 25 millions de francs. Ces deux hôpitaux compléteront les services offerts par l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC), actuellement en construction. Pierre angulaire du nouveau système, le centre de 360 lits devisé à 240 millions de francs devrait quant à lui être opérationnel dès juillet 2019.

«Dotées de 75 lits chacune, Vevey et Monthey auront désormais deux missions, détaille le président du conseil d’établissement du HRC, Marc-Etienne Diserens, lors d’une conférence de presse sur le sujet ce jeudi à Aigle. La première mission est hospitalière, avec une clinique gériatrique et de réadaptation. La deuxième est ambulatoire.» Une permanence médicale de «bobologie» demeurera en effet dans les deux villes en journée.

«Ce n’est pas un soin de proximité!»

La décentralisation de services actuellement disponibles en ville de Vevey et de Monthey au profit de Rennaz suscite toutefois l’inquiétude. La cancérologie sera par exemple entièrement centralisée au HRC, qui sera également le seul endroit à continuer à avoir des urgences de nuit. La permanence des deux hôpitaux de proximité fermera, elle, à 20 heures: «Sans véhicule et trop faible pour prendre les transports publics, comment faire?» s’interroge Isabel Jerbia, conseillère communale à la Ville de Vevey.

Lire aussi: L’Hôpital Riviera-Chablais en bref

La socialiste, qui a elle-même souffert de problèmes de reins nécessitant de se rendre trois fois par semaine à l’hôpital, est dubitative. Selon elle, l’éloignement des soins pénalisera «les patients et les proches aidants». «Je mets au défi quiconque d’aller rapidement de Vevey à Rennaz par l’autoroute un vendredi après-midi», soupire la Veveysanne, qui se dit «fâchée qu’on envoie à Rennaz un bassin de population comme celui de la Riviera au milieu de la nuit».

Un trajet plus long pour une prise en charge plus rapide

Marc-Etienne Diserens se veut toutefois rassurant: «Le trajet sera peut-être plus long mais la prise en charge beaucoup plus rapide. Si le trajet dure trente minutes mais l’attente sur place est brève au lieu de durer trois heures, le calcul est vite fait!» Quant aux urgences vitales, le président du conseil d’administration le martèle: «Il faut appeler le 144, et le médecin vient à vous. L’éloignement de Rennaz n’y change rien.»

L’accessibilité au HRC devrait en outre faire l’objet de plusieurs adaptations: «Un bus joindra la gare de Villeneuve avec Rennaz, les CFF augmenteront la cadence des trains au quart d’heure dans le secteur et les transports publics chablaisiens seront renforcés. La ligne de bus postaux devrait également être consolidée en Valais.»

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