Ce projet pilote s’inspire du concept de la chaîne allemande de cliniques privées HELIOS basé sur le nombre de cas et le taux de mortalité. Trente groupes de maladies sont passées au crible, dont l’infarctus, l’attaque cérébrale, la pneumonie ou l’arthroplastie de la hanche.

Les résultats présentés jeudi par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) ne concernent que 29 hôpitaux. La statistique, qui doit désormais paraître chaque année, devrait toutefois à l’avenir dévoiler les données de tous les établissements dispensant des soins aigus.

Selon le directeur de l’OFSP Thomas Zeltner, ce projet pilote ne pas peut être utilisé comme un palmarès des hôpitaux. Les écarts constatés doivent être l’occasion de clarifier les chiffres suspects et surtout d’identifier le potentiel d’amélioration des soins.

Les hôpitaux pourront par exemple se demander si le diagnostic est intervenu au bon moment, si le traitement était adéquat ou si médecins traitants et personnel soignant ont correctement communiqué entre eux. Autre optique: rapprocher cette statistique de celle des causes de décès. Il serait ainsi possible de mesurer, pour certaines maladies, la mortalité sur 30, 90 et 365 jours.