Vous n’avez pas réussi à rattraper les 13 000 voix de retard enregistrées au premier tour, comment analysez-vous votre échec?

Je suis bien sûr déçu de cette occasion manquée, mais il faut désormais prendre la mesure de la défaite et l’accepter. Deux facteurs ont selon moi pesé. D’une part, la démobilisation de l’électorat de droite, entre autres à cause de l’affaire Maudet qui a divisé à l’interne et laissé des traces chez nos sympathisants. Sur les marchés, une personne sur dix m’a confié qu’elle n’irait pas voter pour nous sanctionner. D’autre part, présenter trois candidatures de droite ne peut que conduire à une dispersion des voix. Dans ces conditions, la question d’une candidature unique de droite va se reposer. Dans le canton de Vaud, on voit que ça marche: seul le meilleur candidat de droite se présente et il passe. Au vu de mon résultat, on peut néanmoins souligner que le mécanisme de parti fonctionne, j’atteins 30% des voix soit la proportion du parti dans le canton. La défaite du jour est avant tout une défaite de l’Entente, pas une défaite personnelle.