L’affaire de l’homicide à caractère djihadiste perpétré à Morges sera bel et bien jugée en audience publique. Le Tribunal pénal fédéral a rejeté la demande de huis clos formulée par la défense. Celle-ci invoquait des risques sécuritaires pour tous les participants transformés en «cibles potentielles» ainsi que les réticences du prévenu à s’exprimer devant une assistance plus large. Dans sa décision, la cour estime que ces motifs ne suffisent guère pour déroger au principe de la publicité des débats. Aux dernières nouvelles, le procès de ce ressortissant turco-suisse, accusé d’assassinat et d’une série d’autres infractions en lien avec ses sympathies pour l’Etat islamique, doit s’ouvrir le 12 décembre et durer une semaine.