Sa politesse et ses remords ne lui auront pas épargné une peine sévère. Tarek, de son prénom d'emprunt, un Tunisien de 25 ans, a été condamné ce vendredi par le Tribunal criminel de Lausanne à une peine privative de liberté de 8 ans pour avoir notamment poignardé un jeune homme au visage. Les plaies infligées à la victime, qui résistait avec des poings américains à un énième brigandage visant son téléphone portable, avaient nécessité une quarantaine de points de suture.

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Les juges ont reconnu le prévenu coupable de cinq brigandages qualifiés commis durant la même nuit du 3 novembre 2013. Leur décision souligne la lâcheté, la sauvagerie et la cruauté dont Tarek a fait preuve, n'hésitant pas à continuer les agressions contre d'autres cibles tout en étant déjà couvert du sang de sa victime. Les mauvais antécédents du prévenu- déjà condamné en Italie pour avoir brutalisé un prêtre- ont également joué en sa défaveur. 

Le tribunal ne s'est pas attardé sur les armes interdites transportées par la victime. Tarek a été mis au bénéfice d'une responsabilité légèrement restreinte en raison de son état altéré par la consommation de stupéfiants. Les juges n'ont toutefois pas cru à la sincérité des excuses présentées lors du procès.