Huit organisations responsables de parcs naturels suisses ont ainsi fait un pas décisif en direction du label «parc d’importance nationale» en déposant leur demande pour la gestion des parcs durant dix ans, a indiqué vendredi le Réseau des parcs suisses.

Il s’agit du Parc régional du Chasseral (Berne/Neuchâtel), du Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut (Vaud/Fribourg), du Parc Ela aux Grisons, d’un autre dans le Binntal en Valais, d’un «Parc jurassien» en Argovie, et de trois zones pour le canton de Berne: Diemtigtal, Thunersee-Hohgant et Gantrisch (en commun avec Fribourg).

En plus du Parc national suisse en Engadine, quatre parcs sont actuellement en phase de gestion (Entlebuch, Sihlwald, Thal, Val Müstair), ce qui porte à douze le total des futurs parcs d’importance nationale.

Ancrage démocratique Pour obtenir ce label, chacun des huit parcs candidats (jusqu’ici «parcs régionaux») a derrière soi une phase de création de plusieurs années et remplit les conditions au niveau de la nature, du paysage et des habitats. Pendant ce temps, les structures nécessaires ont été mises en place et de nombreux projets réalisés.

L’ancrage démocratique est fondamental pour la mise en gestion du parc, souligne le Réseau des parcs suisses. Seules les communes dans lesquelles la majorité des votants s’est prononcée en sa faveur peuvent le former. Il est arrivé que pendant le processus de création des parcs, certaines communes se sont retirées, et que d’autres y ont adhéré.

Réponse d’ici fin août Dans le canton de Berne par exemple, la création du parc de Thunersee-Hohgant a dû surmonter quelques obstacles: au printemps 2010, deux communes ont refusé d’y être associées et, l’automne dernier, plusieurs autres se sont désistées. Le parc a ainsi perdu près d’un tiers de sa surface.

Les futurs parcs doivent en outre se soumettre à certaines garanties à long terme, comme un engagement financier des communes et du canton ou la faisabilité économique du projet. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) se charge d’analyser les demandes et devrait faire savoir d’ici fin août quels parcs peuvent être effectivement mis en gestion en 2012.

S’ajoutent des conditions spécifiques à chaque catégorie de sites. Dans les parcs régionaux par exemple, les activités économiques doivent y être axées sur les principes du développement durable.

Six autres parcs, régionaux (dont Doubs, Jura vaudois, Pfyn-Finges ou Val d’Hérens), se trouvent dans la phase de création. L’ensemble des parcs suisses devrait occuper au total une superficie d’environ 7300 km carrés, soit 18% de la surface de la Suisse.