L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a pris position lundi sur la découverte d’isotopes de césium 137 dans des sédiments datant des années 2000 au fond du lac de Bienne (LT du 15.07.2013). «Cette découverte ne nous surprend pas», selon Georges Piller, chef de la radioprotection, cité dans une note écrite.

D’une part, du césium a été repéré à plusieurs reprises dans ce lac: en 1963, dans le sillage de tests atomiques internationaux, en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl et en 1976 à la suite d’un dommage ayant affecté les éléments combustibles de Mühleberg. A chaque fois, la radioactivité relevée était supérieure aux 41 becquerel par kilo relevés dans les sédiments de 2000: ils avaient respectivement atteint 120, 160 et 95 becquerel par kilo.

Conditionnement de résines

Selon l’IFSN, les dépôts de césium relevés à cette période, «documentés dans les rapports annuels», étaient légèrement supérieurs aux années précédentes, mais inférieurs à la moyenne des vingt premières années d’exploitation du site. L’origine ne serait pas liée à un incident survenu à la centrale, mais plutôt au conditionnement de résines provenant d’un site d’entreposage intermédiaire mis en service en 1999.

L’IFSN souligne que les géologues qui ont trouvé ces traces de césium près de Bienne en ont également trouvé dans le lac de Brienz, où ne se trouve aucun site nucléaire. Elle confirme les déclarations de l’Office fédéral de la santé publique, qui assure que les quantités prélevées sont faibles, inférieures aux normes, et ne comportent aucun risque pour la santé ou l’eau potable.