Les propositions sur lesquelles les partis vont ferrailler

L’abandon du taux plancher par la BNS a suscité une vague de demandes pour renforcer les conditions-cadres de l’économie. Comme en 2012, les Chambres fédérales devraient consacrer un débat urgent à la question lors de la session de mars.

Le groupe parlementaire des Verts en a déjà fait la demande. Les présidents des partis et groupes parlementaires du centre droit – PDC, PLR et UDC – devraient se retrouver lors de la première semaine de session, confirme le président du PDC, Christophe Darbellay. Pas question, toutefois, à l’heure actuelle, d’initiatives communes des partis bourgeois. «Il s’agit simplement de s’informer sur nos propositions respectives et de les coordonner», précise Martin Baltisser, secrétaire général de l’UDC.

Promotion des investissements, réduction de la bureaucratie, allégement des charges fiscales et souplesse dans l’application des conventions collectives de travail et les horaires de travail ne bénéficieront pas du même soutien par le centre droit.

Entre gauche et droite et en raison des oppositions syndicales, le débat politique sera particulièrement vif ces prochaines semaines sur: l’impôt sur les gains en capital prévu comme compensation aux allégements fiscaux dans le cadre de la réforme de l’imposition des entreprises, ainsi que la demande d’abolir le droit de timbre sur les capitaux propres; les horaires d’ouverture des magasins en zone touristique ou frontalière, l’assouplissement des horaires hebdomadaires de travail demandé par les associations faîtières comme l’industrie des machines ou les banques; le renforcement de la réglementation des marchés financiers et contre le blanchiment d’argent prévu par toute une série de modifications légales examinées par les Chambres en mars et auxquelles s’opposent la droite et les banques; la révision, contestée par l’UDC, le PLR et les associations économiques, de la loi sur les sociétés anonymes (application de l’initiative Minder, représentation des femmes, transparence pour le marché des matières premières, limitation pour le remboursement de réserves issues du capital, devoirs du conseil d’administration); l’abandon de certaines mesures d’accompagnement en faveur des salariés indigènes, telle la responsabilité solidaire, comme le demande l’UDC; la poursuite de la stratégie énergétique 2050, vers le renoncement au nucléaire, et aux taxes sur l’énergie qui en font partie; l’extension ou non des mesures d’accompagnement pour limiter le dumping social; le taux de la TVA, que ce soit pour financer la réforme de l’AVS ou, comme le propose le PLR, instaurer un taux unique à 6%, avec exonération des denrées de base.