Ignazio Cassis est devenu mercredi le premier président de la Confédération tessinois depuis Flavio Cotti (PDC) en 1998. Il a été élu par l’Assemblée fédérale par 156 voix sur 197 bulletins valables. Le PLR tessinois de 60 ans succède à Guy Parmelin.

Dans le détail, on compte 36 bulletins blancs et 4 nuls, 16 voix éparses. Le reste des voix se sont réparties entre deux autres conseillers fédéraux: Karin Keller-Sutter (14) et Alain Berset (11). Ce dernier a été élu dans la foulée à la vice-présidence de la Confédération avec 158 voix. À noter que Viola Amherd (UDC) a reçu 26 voix.

La pandémie a été au cœur du discours du Tessinois. «Elle a touché chacun d’entre nous. Elle a pointé ce qui nous sépare: les malades et les bien portants, les jeunes et les moins jeunes, les vaccinés et les non vaccinés, les centralistes et les fédéralistes», a-t-il relevé. «Mais elle ne nous a pas divisés.» En ces temps de vulnérabilité, d’impatience et de polarisation, Ignazio Cassis a appelé à l’unité. L’année à venir sera une année d’écoute réciproque, a-t-il affirmé. «L’enjeu sera de nous redécouvrir plus forts et unis que jamais.». La pluralité, que la Suisse connait bien, est parfois laborieuse et inconfortable, a-t-il poursuivi. «Mais c’est aussi une grande richesse.»

Un résultat très moyen

Les résultats obtenus par Ignazio Cassis et Alain Berset sont relativement faibles. Pour la présidence, il s’agit du plus mauvais depuis l’élection d’Ueli Maurer (UDC) en 2013 avec 148 voix. Micheline Calmy-Rey (PS) avait réalisé la plus mauvaise élection en 2011 avec 106 voix. Le record de voix est lui détenu par Jean-Pascal Delamuraz (PLR) et Ueli Maurer, avec 201 voix en 1988 et 2018.

Ignazio Cassis est le cinquième Tessinois à occuper la présidence de la Confédération. Le précédent représentant italophone à occuper ce poste était Flavio Cotti. Le démocrate-chrétien a occupé la fonction en 1991, puis en 1998. Le canton a eu huit représentants au total au Conseil fédéral. Mais tous n’ont pas accédé à la présidence. Le premier, Stefano Franscini, n’a pas été jugé adéquat par l’Assemblée fédérale. Introverti et dur d’oreille, il était également contesté dans son propre canton.

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Fête annulée

Ignazio Cassis a décidé, d’entente avec les autorités tessinoises, de reporter sa fête présidentielle, qui aurait dû se tenir le 16 décembre au Tessin. L’évolution de la situation sanitaire complique ce genre de festivités. La fête se déroulera à l’été 2022, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).