Conseil fédéral

Ignazio Cassis: «La Suisse italienne doit retrouver un siège au Conseil fédéral»

La présidence du PLR tessinois propose de lancer le conseiller national et chef du groupe parlementaire dans la course au Conseil fédéral. Le ticket officiel tessinois devra encore être validé par les délégués le 1er août

La direction du Parti libéral radical tessinois a choisi à l’unanimité le conseiller national Ignazio Cassis, 56 ans, médecin, comme candidat officiel à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Bixio Caprara, président du PLR l’a annoncé mardi au siège du parti à Camorino près de Bellinzone. Objectif: «Nous tablons sur la meilleure personnalité pour obtenir un siège au Conseil fédéral après une absence de dix-huit ans», a expliqué mardi Bixio Caprara, président du parti.

Lors d’une conférence de presse très fréquentée, Bixio Caprara a dénoncé «l’absence certainement trop longue et injustifiée de la Suisse italienne au gouvernement. Pour y remédier et affronter au mieux la concurrence romande «qui ne manquera pas de se manifester», la direction du PLR tessinois a opté pour un candidat unique. Cette décision a été communiquée lundi aux deux autres candidats potentiels, l’ex-conseillère nationale et ex-conseillère d’Etat Laura Sadis et le conseiller d’Etat Christian Vitta. Tous deux ont accepté de bon gré de se retirer de la course à la succession de Didier Burkhalter, a-t-il précisé.

Le portrait d’Ignazio Cassis: Un favori qui n’a pas tout pour plaire

Le choix de la direction du PLR tessinois devra encore être validé par le Comité cantonal du parti, qui se réunira au matin du 1er août à Lattecaldo dans le Val Muggio (sud du Tessin) avant de célébrer la fête nationale en présence du conseiller fédéral Johann Schneider-Amman.

Pourquoi un candidat unique et pourquoi Ignazio Cassis? L’idée d’avancer un seul nom circulait pratiquement depuis l’annonce de la démission de Didier Burkhalter, le 14 juin dernier. La direction du PLR n’a pas de doute: conseiller national depuis 2007, le médecin Ignazio Cassis est «le candidat qui rassemble toutes les qualités requises et qui offre la plus grande chance d’être élu au Conseil fédéral.» Il répond parfaitement au profil exigé par le PLR suisse, soit une expérience politique approfondie, de la cohérence et de la conviction dans son rôle de président du groupe parlementaire PLR, une connaissance parfaite de l’allemand et du français. «Une candidature unique, forte et crédible, nous a donc semblé le meilleur choix», a conclu Bixio Caprara.

Ignazio Cassis sort de son silence

Pour l’occasion, Ignazio Cassis est sorti du silence dans lequel il se retranchait depuis l’annonce du départ de Didier Burkhalter. Il n’a pas manqué de rappeler qu’il avait déjà avancé sa candidature en 2010. «J’ai longuement réfléchi avant d’accepter d’être candidat, a-t-il déclaré, évalué tous les aspects qu’une éventuelle élection pourrait comporter sur les plans privé et professionnel. J’ai décidé de relever le défi, car le moment est venu pour la Suisse italienne de retrouver un siège au Conseil fédéral.»

«Ce ne sera pas chose aisée, a poursuivi le candidat, le parcours sera parsemé d’obstacles. Mais le Tessin, entonnoir de la puissante et dynamique Lombardie, doit aussi avoir son mot à dire dans l’échiquier national et international. Ne serait-ce que pour la langue et la culture communes, un conseiller fédéral italophone peut faire la différence dans les importantes relations économiques, sociales et culturelles de la Suisse avec l’Italie.»

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Dossier
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