Que ce soit en Syrie, au Yémen, en Libye ou en Ukraine, le droit international humanitaire (DIH) traverse une très mauvaise passe. A l’heure où les Conventions de Genève célèbrent leur 71e anniversaire, le respect de l’emblème de la Croix-Rouge, la protection des civils et des hôpitaux sont autant d’obligations imposées par le DIH qui se voient de plus en plus bafouées.

Face à ce délitement, que constate aussi le CICR, le Conseil fédéral a décidé de prendre les devants: il a adopté mercredi un rapport volontaire (autrement dit: pris de sa propre initiative) sur la mise en œuvre du DIH par la Suisse. Il entend ainsi mettre en lumière les bonnes pratiques en la matière et les défis à relever, notamment au vu de l’évolution technologique. Si la Suisse obtient un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU en 2023, le gouvernement promet de promouvoir le DIH, qui fait partie de «l’ADN de la Suisse». Le chef du Département fédéral des affaires étrangères, Ignazio Cassis, répond au Temps.