Dossier européen

Ignazio Cassis veut se donner deux ans ou plus pour l’accord-cadre avec l'UE

Ignazio Cassis confirme qu’il privilégiera la qualité de l’accord avec l’UE plutôt sa signature dans la précipitation. Les milieux économiques s’impatientent

Après les élections européennes et fédérales, l’on s’est remis au travail, à Bruxelles comme à Berne. Mais le dossier de la relation bilatérale reste dans l’impasse, comme l’a montré un débat public du Forum européen de Lucerne, pourtant placé sous la devise optimiste: «Construire au lieu de détruire». Du côté suisse, pas question de précipiter les choses: «Avec l’UE, nous trouverons peut-être une solution dans deux ans. Mais qu’est-ce que deux ans dans notre histoire de plus de 700 ans?» a lâché le conseiller fédéral Ignazio Cassis.

Le patron des Affaires étrangères a une fois de plus joué les professeurs expliquant les enjeux de l’accord institutionnel avec l’UE, pour l’instant suspendu par la Suisse dans l’attente d’éclaircissements sur des points délicats comme la protection des salaires. Malgré la mondialisation, l’UE reste de loin le principal partenaire économique de la Suisse, qui y écoule 52% de ses exportations et importe 70% de ses produits. La Suisse échange davantage avec le seul voisin allemand qu’avec la Chine.