Après l’annonce du scandale de viande avariée au Brésil, les autorités Suisses prennent des mesures préventives. Le Service vétérinaire de frontière a reçu pour instructions de soumettre les lots de viandes en provenance du Brésil à un contrôle renforcé. «Il n’y a pas eu de message d’alerte jusqu’à présent», indiquait mardi l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

21,3% de la viande consommée en Suisse sont importés et, de ce total, 4,6% proviennent du Brésil, premier fournisseur mondial de bœuf et de poulet.

Quatre des 39 entreprises impliquées dans un vaste scandale de viande avariée étaient autorisées à exporter de la viande et des produits à base de viande dans l’UE et en Suisse. Les autorités brésiliennes ont interdit à ces quatre établissements d’exporter. La Suisse, de son côté, cherche à déterminer si des lots de viandes provenant de ces entreprises ont été effectivement importés dans notre pays. Si nécessaire, elle prendra des mesures pour protéger la santé des consommateurs suisses, indique Stefan Kunfermann, porte-parole de l’OSAV.

La Suisse renforce les contrôles en collaboration avec les autorités européennes et brésiliennes. «Nous enquêtons pour déterminer si d’autres établissements ont exporté de la viande dans l’espace européen et, si oui, quel type de viande a été exporté», précise le porte-parole de l’OSAV.

Proviande, l’interprofession suisse de la filière viande, se dit en alerte mais pas trop inquiète. Selon son directeur Heinrich Bucher, le risque est faible que la Suisse soit touchée et aucun cas n’avait été signalé mardi par les membres de la filière. La Suisse importe en priorité de la volaille et des aloyaux de bœuf du Brésil, alors que, ajoute le directeur, «selon mes informations, ce sont surtout des produits mixtes qui sont touchés par le scandale.»