Il y a une chose qui met presque tout le monde d’accord dans ce dossier très embrouillé. Le foyer des Tattes n’était pas aux normes pour héberger une population de migrants, les risques d’incendie étaient importants et les mesures de protection très limitées. «L’Etat a fait une pesée d’intérêts et a estimé que cela ne valait pas la peine d’y mettre des moyens financiers. C’était une invitation à la tragédie», dénonce la défense. Les cinq prévenus, accusés d’avoir accumulé les imprudences et joué un rôle causal dans l’issue dramatique du feu de novembre 2014, plaident tous leur acquittement.