La lettre est partie ce lundi. La commune de Collombey-Muraz applique le décret voté en septembre par le parlement, et surnommé «Lex Tamoil». Selon son président, «La société a 45 jours pour se déterminer sur le principe, le montant de garantie et les modalités de la remise en état du site». Il s’agira ensuite de nommer un expert qui articulera un chiffre, mais dont le nom pourrait être contesté devant les tribunaux. Yannick Buttet rappelle que «nous n’avons pas fait beaucoup de bonnes expériences avec Tamoil, une société très procédurière».

D’ailleur, la société a fait recours contre la décision du Service de la protection de l’environnement (SPE) qui exigeait «des garanties à hauteur des montants prévisibles pour les assainissements». Selon une première estimation, un montant global de 60 à 75 millions avait été évalué pour «la mise hors service et le démontage de la raffinerie, ainsi que l’assainissement du sous-sol». La procédure est aujourd’hui pendante devant le conseil d’Etat. Les coûts d’assainissement seront précisés sur la base de l’investigation de détail, toujours en cours.