Un courrier officiel envoyé ce mois par la Direction générale vaudoise de la santé a semé le trouble dans les services hospitaliers. Il s’adressait aux détenteurs d’un diplôme canadien et à leurs employeurs, et annonçait un changement considérable. «La nouvelle loi sur les professions de la santé est entrée en vigueur. Les conditions pour une reconnaissance en tant qu’infirmière niveau Ecole Supérieure (ES), qui était possible jusqu’à présent, ne sont plus remplies. Un délai est accordé aux personnes concernées leur permettant de déposer une demande de reconnaissance sur la base des anciens critères avant le 31 juillet 2021», pouvait-on y lire.

Prises de panique, des infirmières québécoises, exerçant depuis vingt ans en Suisse, ont contacté la direction générale du CHUV. L’hôpital vaudois s’est montré rassurant en s’engageant à soutenir ses employés concernés et en assurant qu’aucune rupture de contrat n’interviendrait suite à l’absence de reconnaissance d’un diplôme. Dans les années 2000, le CHUV avait mené une vaste campagne de recrutement au Québec, il compte aujourd’hui une trentaine de personnel de santé québécois en son sein.