Les jeunes UDC bernois vont devoir remettre la main à la pâte afin de récolter des signatures pour leur initiative cantonale sur la naturalisation. Parmi les paraphes déjà contrôlés, un taux anormalement élevé est invalide. La police a ouvert une enquête.

Dans toute récolte de signatures, il est inévitable qu’une certaine proportion s’avère invalide. Cette part se situe habituellement entre 10% et 20% du total.

D’où la surprise de la chancellerie du canton de Berne lorsqu’elle a entrepris de vérifier une première tranche de signatures transmises par les jeunes UDC: la moitié des paraphes est invalide. Le chancelier Jürg Wichtermann a confirmé jeudi à l’ats une information de la «Berner Zeitung». La police a ouvert une enquête. Pour l’heure, aucun indice ne soutient une piste plutôt qu’une autre quant aux responsables de la situation, souligne Jürg Wichtermann.

Ceux qui ont contrefait les signatures peuvent venir aussi bien du camp des partisans que de celui des opposants à l’initiative. Il est en outre également possible que des tiers non impliqués dans la campagne se soient simplement défoulés avec ce canular.

De son côté, le président des jeunes UDC bernois Erich Hess «espère que les coupables seront rapidement démasqués». Il faut mettre fin à leurs agissements. Interrogé pour savoir qui peut se cacher derrière les signatures contrefaites, Eric Hess refuse de s’avancer et renvoie à l’enquête en cours.

Le délai pour la récolte des signatures est fixé au 5 janvier. Le texte des jeunes UDC bernois demande que les étrangers qui ont une condamnation judiciaire ne puissent pas être naturalisés dans le canton. De même, les étrangers au bénéfice de l’aide sociale ne devraient pas être en mesure d’obtenir le passeport à croix blanche, estiment les initiants. (ATS)