La municipalité de Rossinière, dans le Pays-d’Enhaut, est en discussion avec la famille de Balthus au sujet de l’avenir du Grand Chalet, qui abrite aujourd’hui la fondation portant le nom du célèbre peintre, selon une information parue dans La Gruyère du 28 juin. Construit au XVIIIe siècle et classé monument historique, il fut acquis par Balthus en 1977 et fait la fierté de la commune. Mais son entretien coûte cher, et la famille du peintre, la comtesse Setsuko Klossowska de Rola, veuve de Balthus, et sa fille, cherche une solution qui garantisse la pérennité du bâtiment.

«La famille se rend compte que les coûts d’exploitation du bâtiment sont élevés. Elle n’a pas de moyens suffisants pour financer des travaux d’importance. Or certaines restaurations sont nécessaires. Mais elle ne veut pas vendre le Grand Chalet, explique le syndic, Jean-Pierre Neff. Elle a donc approché la commune pour trouver une solution. Nous en sommes au tout début des discussions. La commune n’a pas les moyens de racheter le bâtiment, mais elle a tout intérêt à maintenir un lien entre le Grand Chalet et le peintre Balthus.»

L’idée de la création d’une fondation a été évoquée. «La famille souhaite obtenir la garantie de pouvoir continuer à vivre dans le chalet», ajoute Jean-Pierre Neff.

Jointe par La Gruyère, la comtesse Setsuko Klossowska de Rola n’a pas souhaité s’exprimer. Elle est actuellement en déplacement, et nous n’avons pas réussi à l’atteindre.

Intérêt de l’EPFL

L’avenir du Grand Chalet est également lié au plan partiel d’affectation (PPA) de la gare, souligne Jean-Pierre Neff. Sur le point d’aboutir, il inclut le pré du Grand Chalet. Le PPA prévoit l’implantation d’un centre multifonctionnel et l’Association pour un centre d’architecture anthropologique et territoire espère pouvoir exploiter le pré afin d’y construire un bâtiment qui exposerait 682 maquettes d’architecture vernaculaire appartenant à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Aux yeux de l’EPFL, le Grand Chalet est un témoin d’architecture vernaculaire, et l’école se trouve également engagée dans les discussions sur l’avenir du bâtiment.