Il y a quinze ans, à l’été 2007, le vignoble de Lavaux entrait au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais la militante écologiste Vera Weber n’a pas le cœur aux célébrations. «Les Vaudois imaginent que la région est protégée. C’est tout sauf vrai. D’un côté, cette distinction ajoute une pression: tout le monde veut venir habiter ici. De l’autre, elle endort les esprits, en donnant une fausse impression que le vignoble est hors de danger. Or, l’Unesco n’offre aucune protection juridique.» Plusieurs décisions récentes ont exacerbé les inquiétudes des défenseurs de la nature, actifs depuis des décennies sur les coteaux de Lavaux.