Le projet de Maisons de Biarritz occupe un grand chapitre de la vie politique à Champéry. Le groupe français, qui prévoit d'ériger dans la station du val d'Illiez un complexe hôtelier devisé à 100 millions, est pris dans la tourmente de la crise bancaire.

C'est en tout cas l'argumentation de son président, Michel Dupey, pour justifier le manque de liquidités dont la société est victime. Maisons de Biarritz est à la fois promoteur immobilier et exploitant de ses résidences de tourisme.

Or, le Tribunal de commerce de Paris, dans une décision rendue ce lundi, a mis la société au bénéfice d'un sursis concordataire, évitant du coup une déclaration de faillite redoutée. «Le tribunal a dû juger que notre dossier était solide», commentait hier au Temps Michel Dupey. «Plusieurs investisseurs s'intéressent à intégrer notre capital-actions pour 10 millions d'euros.»

De quoi rassurer à Champéry, où le complexe doperait la capacité d'accueil de la station de 900 lits? Sur ce point, Georges Mariétan et son successeur Luc Fellay sont sereins: «Le projet d'un complexe touristique en soi n'est absolument pas compromis. Quoi qu'il advienne des Maisons de Biarritz, le dossier a passé tous les obstacles liés aux permissions cantonales et fédérales.»

Sur le plan des procédures, le projet a été reconnu partiellement (600 lits) comme «établissement stable» par Berne en juillet et échappe dès lors au champ d'application de la Lex Koller. L'autre partie, au lieu-dit Chavalet (300 lits), serait en passe de connaître le même sort.