Alors que les inondations et les dégâts se multiplient depuis lundi soir en Suisse, la question se pose avec acuité: Dans quelles situations l’armée intervient-elle pour combattre les catastrophes naturelles et les intempéries?

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«Son rôle est subsidiaire. Elle n’est mobilisée que si les autorités civiles ne maîtrisent plus la situation. Les demandes se font par l’intermédiaire des divisions territoriales. Dans ce cas, les moyens prévus pour venir en aide face à une catastrophe sont les soldats en service long, les corps professionnels et les troupes en service», répond Daniel Reist, porte-parole de l’armée.

Effets de la réforme Armée XXI

Ces dernières semaines, les forces militaires n’ont été sollicitées que dans un seul cas: Cressier, dans le canton de Neuchâtel. Le Conseil d’Etat a demandé l’appui de l’armée pour procéder à des travaux urgents de sécurisation du Ruhaut, le ruisseau qui a inondé le village de l’Entre-deux-Lacs. Deux cents soldats du bataillon du génie 6 ont été engagés. Ils ont également aidé les villageois à dégager les accès de certains bâtiments.

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La situation a changé avec la réforme Armée XXI dans les années 2000. Dans ce cadre, certaines troupes de sauvetage ont été supprimées et le parlement a voulu mieux encadrer les engagements subsidiaires gris-vert. Le chef de l’armée de l’époque, feu le commandant de corps Christophe Keckeis, expliquait en 2005 que l’armée devait veiller à ne pas concurrencer les entreprises privées. Un problème était survenu à Engelberg (OW), où l’armée avait déployé un pont aérien pour évacuer la population et les touristes alors que des sociétés privées proposent des prestations payantes analogues.


Les conséquences des intempéries en images: