A l'approche des élections fédérales, le PDC ne reste pas insensible aux questions de sécurité et il durcit le ton, demandant même jusqu'à interdire certains lieux sensibles, comme les centres-villes, aux fauteurs de troubles. Au lendemain des manifestations violentes liées au G8, il avait déjà proposé d'interdire le port de la cagoule lors de défilés. Cette fois, il propose une politique de tolérance zéro face aux groupes extrémistes. Il incombe à la politique de donner un signal clair, tonne le PDC qui enfle la voix.

Sur le modèle du projet de loi permettant d'interdire l'accès des stades aux hooligans, le PDC propose de créer les bases constitutionnelles et légales afin que les personnes violentes récidivistes et ayant déjà été condamnées puissent être recensées dans un registre. Une interdiction de certaines zones et de certains établissements pourrait être prononcée contre ces personnes. On pourrait interdire à ces casseurs les centres-villes à l'approche du 1er mai ou lors du World Economic Forum.

Cette mesure d'interdiction a déjà été expérimentée à Genève à l'encontre de dealers. Les environs de la gare et certains quartiers sont en effet interdits à certaines personnes, mais la mesure est jugée aléatoire. Le trafic a tendance à se reporter sur d'autres quartiers. Le PDC mise toutefois davantage sur un possible effet préventif, les personnes concernées pouvant être prévenues de ne pas avoir à fréquenter tel ou tel lieu. Avec quel effet? La question du retour de fichiers de police risque toutefois de soulever une forte opposition politique.