Alors que l'aéroport de Zurich s'est lancé dans des tests de reconnaissance biométrique des visages pour lutter contre l'immigration clandestine, celui d'Orlando expérimente le backscatter pour appréhender des terroristes. Ce système permet de détecter armes et explosifs au moyen de rayons X et en évitant toute fouille corporelle. Il est déjà utilisé dans des prisons américaines pour contrôler les parents de détenus ainsi que dans les mines de diamants en Afrique du Sud. Contrairement aux appareils de radiologie utilisés en médecine, qui envoient des radiations à travers le corps pour obtenir un cliché de l'intérieur, le backscatter émet des rayons qui traversent les vêtements, rebondissent sur la peau et donnent ainsi une image du corps nu de la personne concernée. Mais comme le souligne encore le Miami Herald, le système apparaît comme plus susceptible de violer l'intimité des passagers – les parties intimes de l'anatomie ne sont pas floutées – et d'installer un faux sentiment de sécurité que d'arrêter un terroriste. La Transportation Security Administration devra bientôt rendre son verdict quant à ce système controversé, né comme beaucoup d'autres de la psychose sécuritaire découlant de l'après-11 septembre 2001.