Valoriser le patrimoine artistique et historique au moyen de nouvelles technologies: voilà le nouveau défi que se lance l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Avec le soutien de la Fondation Gandur pour l’Art, elle met au concours un poste de titulaire pour la jeune chaire de recherche en Humanités numériques, avec entrée en fonction prévue en 2017. Entouré de ses chercheurs, le professeur aura pour rôle de générer de nouveaux outils muséographiques qui contribueront à dessiner le musée de demain. «Les musées sont vieillissants», souligne Emmanuel Barraud, chargé de communication à l’EPFL. «Leurs collections croupissent dans des salles alors qu’ils seraient susceptibles d’intéresser grand nombre de gens. Des dispositifs de réalité augmentée ou des cartes interactives sauraient leur redonner vie».

Décidé à faire bénéficier le monde de l’art de ses compétences scientifiques, l’EPFL posera dans deux semaines la première pierre du projet «Under One Roof», également soutenu par la Fondation, qui comprendra un laboratoire muséal. «Ce sont deux projets différents», clarifie Karen Saddler, conseillère en communication de la Fondation Gandur pour l’Art. «La chaire sera créée en parallèle de l’espace muséographique. Ce dernier est un lieu d’expérimentation pour tester les dispositifs mis au point dans le centre de recherche.» Là encore, la fondation apportera son aide en mettant à disposition de l’EPFL sa collection de pièces archéologiques, des peintures d’après-guerre, ainsi qu’un ensemble d’œuvres médiévales et d’arts décoratifs d’époque moderne. «Nous soutenons ce projet car il correspond au but de notre fondation qui est de rendre l’art accessible à tous», reprend Karen Saddler. Le coût de la chaire se monte à cinq millions, la Fondation Gandur pour l’Art y participe en moitié.