Les méandres de ce fleuve qu’est le travail parlementaire en Suisse réservent parfois de bonnes surprises aux députés. Déposée il y a trois ans, une interpellation concernant les produits cosmétiques contenant des sels d’aluminium est au programme des débats du Grand Conseil genevois, ce vendredi. Elle demande l’interdiction en Suisse des produits contenant des sels d’aluminium. Or la semaine dernière étaient publiées deux études qui confirment les craintes que l’aluminium serait potentiellement cancérigène pour les glandes mammaires humaines. Certains déodorants et crèmes solaires en contiennent en grande concentration. Ces recherches ont été menées par les équipes du Dr Stefano Mandriota, de la Fondation des Grangettes, et des chercheurs de l’Université d’Oxford. Elles ont été publiées dans l'International Journal of Molecular Sciences. Le communiqué par lequel la Fondation des Grangettes annonçait ces découvertes soulignait que ces résultats «devraient enfin convaincre les instances sanitaires de reconnaître formellement le risque que l’exposition chronique à l’aluminium représente pour la santé humaine et d’en restreindre l’utilisation dans l’industrie cosmétique». Questions à Delphine Bachmann, présidente du Centre (ex-PDC) genevois, auteure de l’interpellation et membre de la direction de Hirslanden Clinique la Colline & Clinique des Grangettes.