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Isabelle Moret à Berne, 15 juin 2017.
© PETER SCHNEIDER

succession

Isabelle Moret se lance dans la course au Conseil fédéral

La conseillère nationale vaudoise annonce sa candidature, qui devrait être entérinée par le parti cantonal. Face au Tessinois Ignazio Cassis, elle menace la position du Genevois Pierre Maudet

Après une longue période de discrétion, assurément tactique, la conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret a annoncé ce samedi soir sa volonté d’être candidate au Conseil fédéral. Elle a dit son intention à la RTS – pour le symbole, dans une interview organisée devant le Learning Center de l'EPFL. Elle entre dans la danse de la succession de Didier Burkhalter après d’autres déclarations d’intentions en terres vaudoises.

Pour l’heure, deux candidats sont officiellement proposés par leurs partis cantonaux: le Tessinois Ignazio Cassis et le Genevois Pierre Maudet. Ce dernier doit être confirmé par son parti mardi soir, ce qui sera une formalité.

Retrouvez notre dossier consacré à la succession Burkhalter.

Un Tessinois et une femme

Dans son explication, outre la volonté de «relever ce défi passionnant», la Vaudoise glisse un argument qui pourrait faire mouche auprès de la direction du parti national: elle souligne le fait que «le ticket idéal est italophone et féminin». La présidente du PLR suisse Petra Gössi a affirmé qu’elle souhaite un double ticket. La présence de l’italophone Ignazio Cassis paraissant inattaquable, la deuxième proposition pourrait bien être une femme romande – donc, la Vaudoise.

De fait, sur l'échiquier, la candidature d’Isabelle Moret menace sérieusement Pierre Maudet, qui n’a pas de position à Berne, et qui est un homme… En revanche, au titre de la représentation régionale, l’origine vaudoise de la candidate devrait lui peser, le canton ayant déjà Guy Parmelin au sein du collège.

Notre interview de Pierre Maudet: «Je suis un candidat de propositions».

Elle est exposée ces jours, grâce aux retraites

Née à Lausanne, avocate de profession, Isabelle Moret siège au Conseil national depuis 2006, et elle y a acquis une influence croissante. De 2008 à 2016, elle a été vice-présidente du PLR suisse. Coïncidence en sa faveur, elle est particulièrement médiatisée ces temps en raison de la campagne sur la réforme des retraites. Au PLR, elle occupe la ligne de front romande dans l’opposition à la refonte du système de retraite amorcée par Alain Berset et concoctée par le parlement. Le vote populaire a lieu le 24 septembre, quatre jours après l’élection du successeur de Didier Burkhalter.

La cacophonie vaudoise

Chez les PLR vaudois, la course à la succession du Neuchâtelois se fait un peu en chenil. Il y a deux semaines, un samedi déjà, la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro s'est dite à disposition de son parti. Quelques heures plus tard, le conseiller aux Etats Olivier Français s'est jeté à l'eau. Froide.

A ce sujet: Succession Burkhalter: les PLR vaudois s’agitent.

Les libéraux-radicaux vaudois ont jusqu'au mercredi 9 août pour déclarer leurs intentions au comité directeur de leur parti, qui tranchera définitivement le lendemain. La solidité de la stature d’Isabelle Moret, et son assise bernoise, devraient jouer en sa faveur. Le précédent cas où un conseiller d’État s’était lancé – Pascal Broulis, en 2009 –, avait tourné court.

Les partis cantonaux ont jusqu’au 11 août pour déclarer leurs poulains. Le groupe parlementaire fera son choix le 1er septembre.

L'un de nos éditoriaux: Conseil fédéral: l’heure des femmes

Dossier
Succession de Didier Burkhalter: l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral

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