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Isabelle Moret serait aussi en délicatesse avec le fisc

Après Pascal Broulis, le «Tages-Anzeiger» pointe la conseillère nationale PLR, qui n'aurait pas été taxée depuis dix ans

Les délicatesses vaudoises avec le fisc s’aggravent encore un peu ce mercredi. Le Tages-Anzeiger, relayé par 24 Heures, relate que la conseillère nationale PLR Isabelle Moret n’aurait pas été taxée depuis 2008. Elle réplique qu’elle s’est acquittée de «la grande majorité des acomptes» qui a suivi sa séparation, en 2015.

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Un divorce compliqué

Le divorce complexe de la députée fédérale avait été évoqué l’été passé, lorsqu’elle avait fait campagne pour le Conseil fédéral dans la course à la succession Burkhalter. Les questions fiscales y seraient en partie liées. Entre Isabelle Moret et son mari, il y aurait quelques centaines de milliers de francs d’impayés. Mais le journal alémanique pointe surtout des déductions importantes opérées par la politicienne, qui est officiellement indépendante – elle a cessé d’exercer le métier d’avocate en 2013. Elle déduirait notamment les salaires de ses assistants parlementaires et de deux collaborateurs à temps partiel.

Et la taxation d’office?

Ce qui peut surprendre à la lecture de l’article est l’absence d’imposition d’office, dès lors que des documents n’ont pas été fournis par la principale intéressée. Du côté du Conseil d’Etat, on se contente de rappeler «l’indépendance de l’autorité fiscale».

Le ministre des Finances Pascal Broulis fait l’objet de critiques depuis que le même Tages-Anzeiger a mis en lumière son partage fiscal entre Sainte-Croix et Lausanne, qui pénaliserait légèrement, sur le plan des recettes, la capitale vaudoise.

Notre éditorial, mardi passé: Pascal Broulis doit s’expliquer

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